‹ Paris protestant. Ses églises, ses pasteurs, ses corps constitués, ses lieux de culte, ses diaconats, ses écoles, ses institutions de charité, ses sociétés religieuses, ses journaux. Renseignements historiques et statistiques completsChapitre 28 sur 120 · ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE DE NEUILLY-SUR-SEINE · texte numérisé non relu

ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE DE NEUILLY-SUR-SEINE

(8, BOULEVARD D'iNKERMANN)

Notice historique.

Sa fondation est due à la seule initiative des habitants de la commune de NeuiDy. Éloignées de tout lieu de culte, — les plus rapprochés étaient alors le temple de Puteaux (Culte luthérien) et celui de Courbevoie (culte réformé), — quelques familles pieuses, préoccupées surtout de l'instruction religieuse de leurs enfants, se demandèrent, en 1864, s'il ne leur serait pas possible d'installer dans la commune de Neuilly un service religieux régulier. Un comité fut nommé, on se mit à la recherche des protestants, et bientôt après, M.- le pasteur Montandon inaugurait une école du dimanche, 13, rue de Chézy.

Cette école, faite successivement par plusieurs

pasteurs de Paris, MM. Armand-Delille, Lalot, Bives, Grawitz, etc., prit un tel développement que le comité se demanda s'il n'y aurait pas lieu de la transformer en un service religieux pour les adultes qui venaient tous les dimanches toujours plus nombreux.

C'était le momènt où le Conseil presbytéral de l'Eglise réformée de Paris venait de refuser à M. Ath. Coquerel fils de renouveler ses pouvoirs comme suffragant de M. le pasteur Martin-Paschoud. Le comité de Neuilly voulut que son (œuvre restât en dehors des pénibles débats qui divisaient alors l'Église de Paris. Il ouvrit une chaire qu'il mit à la disposition de tous les pasteurs remplissant des fonctions religieuses à Paris. Une même lettre fut adressée à tous pour solliciter leur concours. Les pasteurs libéraux répondirent à peu près tous à cet appel ; seuls, les pasteurs orthodoxes refusèrent à quelques exceptions près ; MM. Armand-Delille et Lalot continuèrent pendant quelque temps à édifier le troupeau croissant de Neuilly.

Cette œuvre provoqua bientôt de tels besoins dans la population, qu'au mois d'août 1865, le comité songea à s'attacher un pasteur à titre définitif et son choix se porta à l'unanimité sur M. Th. Riveâ, qui venait de remplir pendant dixhuit mois, dans l'Église de Paris, les fonctions de suffragant officieux de M. Coquerel père.

Bientôt la salle où se tenaient les réunions religieuses devint trop étroite et la construction d'un temple fut décidée. Un terrain fut acheté, 8, bou-

levard d'IhkëiWatiH* ët, eU juin 1867, la nouvelle église étôit itoayguréé.

Cette Église a beaucoup eottflfert, matériellement et spirituellement* pendant les jours de la guette civile. Mais Dieu qui l'avait si abondamment bénie ne pouvait pas l'abandonner. Malgré la disparition d'un grand nombre de ses plus ChaleUteti* fondateurs et amis, elle s'est relevée dé ses ruines. Un homme généreux, dont tout Français prononce le nom avec reconnaissance* M. Richard Wallace, lui a tendu une main fré* ternelîé et aujourd'hui le troupeau s'est miniéri* quetnent à peu près reconstitué»

L'œuvfe protestante de Neuilly ne se rattache à aucune autre œuvre de Paris ou des départements. Elle est complètement indépendante; Elle est soutenue par les fidèles et par une centaine de souscripteurs parisiens.

Elle compte environ 500 membres, dont 50 eôm* muniants réguliers ; 70 enfants suivent l'école dû dimanche et 15 environ sont reçus chaque année à la sainte Cène.

Éùolé du dimanche, à dix heures* Service divin, à midi et demi.

Sainte Cène : Noël, Pâques, Pentecôte ét premier dimanche4 de novembre.

M. H h. ftivfes, pasteur, 25, rue Perronet, reçoit tous les matins avant midi, excepté le dimanche.

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