‹ Paris protestant. Ses églises, ses pasteurs, ses corps constitués, ses lieux de culte, ses diaconats, ses écoles, ses institutions de charité, ses sociétés religieuses, ses journaux. Renseignements historiques et statistiques completsChapitre 63 sur 120 · ASILES, ORPHELINATS ET HOSPICES · texte numérisé non relu

ASILES, ORPHELINATS ET HOSPICES

S f«. Asile bambreobti

(Eue de Colombes, 40, à Courbevpie),

La comte Lambrechts, catholique, ministre de la justice sous le Directoire, sénateur sous l'Empire, et membre de la Chambre des députés' pour le département du Bas-Khin sous la Restau* ration, laissa à sa mort, eu 1823, des immeubles dont la vente, d'après la volonté du testateur, devait servir à fonder un asile pour les vieillards êt les orphelins protestants des deux communions, réformée et luthérienne. Cet asile ou hospice fut fondé à Courbevoie. Une moitié' des lits fut réservée aux vieillards luthériens, l'autre moitié aux réformés. Le Conseil presbytéral fut inverti du droit de nommer les candidats à la part qui lui était dévolue. Il eut la même autorité sur le

pensionnat-école qui y fut également fondé. Quant à l'administration financière et réglementaire de cet établissement, elle releva, par une disposition expresse, de l'administration des hospices. (Manuel de charité, par M. de Triqueti.)

Conditions $ admission des adultes.

1° Pour les indigents atteints de cécité, l'âge de trente ans : d'après la volonté du testateur, les aveugles sont admis de préférence aux autres candidats ; 2° Pour les vieillards indigents, l'âge de soixante et dix ans ; 3° En cas d'infirmités, produisant incapacité de travail, les femmes peuvent être admises à cinquante ans, les hommes à cinquante-cinq; 4° La résidence depuis un an dans le département de la Seine; 5° Produire un acte de naissance de soixante et dix ans accomplis, — dans le cas d'incapacité de travail, un certificat médical le constatant.

Conditions fî admission des enfants.

C'est par l'intermédiaire du diaconat que les parents ou protecteurs de l'enfant peuvent faire entrer un enfant à l'asile Lambrechts. — La pension, qui est de 25 francs par mois, se paye à l'agence. — 11 faut donner à l'enfant un trousseau neuf ou payer, quand il entre, une somme de 60 francs. — Les enfants doivent avoir plus de sept ans et moins de treize. On doit fournir, lors de la nomination qui est faite par le Conseil presbytéral : 1° l'acte de baptême ou l'acte de naissance du candidat; 2° un certificat d'un des médecins du diaconat constatant que l'enfant a été vacciné et n'est atteint d'aucune maladie contagieuse.

Directeur : M. le pasteur Zipperlen.

Service divin : Tous les dimanches et jours de fête, à dix heures.

§ 2. Hospice Devinas (section protestante)

. ' (Rue du Regard).

Fondé en 1832 par M. Devillas, négociant, qui légua toute sa fortune aux hospices pour établir un asile de vieillards des deux sexes. Cet asile devait contenir 35 lits dont 7 réservés aux deux Consistoires protestants. Quand un lit de protestant est vacant, c'est à chaque Consistoire alternativement à présenter un remplaçant.

Conditions cl? admission.

Avoir soixante et dix ans au moins. — Certificat de moralité. — Être inscrit depuis un an au bureau de bienfaisance. — L'acte de naissance. — Certificat attestant l'impossibilité du postulant d'être soutenu par des enfants ou des parents. — Certificat médical constatant l'impossibilité de travailler du postulant. — Que le postulant soit domicilié à Paris môme.

§ 3. Institution des Diaconesses des Églises évangéliques de France

(Rue de Reuilly, 95).

Cette institution fut fondée en 1841 par M. le pasteur Vermeil, dans une maison qu'il avait achetée rue des Trois-Sabres. Il avait seulement alors l'intention de créer un établissement destiné à former des diaconesses pour le service des Églises de France. Mais, pour atteindre ce but, il fallait aussi créer, soit dans la maison, soit au

dehors, un certain nombre d'oeuvres où les élèves diacoueaee» pourraient *e former & l'accomplissement de leur tâche de charité. La première de ces œuvres fut le Refuge (novembre 1841), puis l'infirmerie pour les enfants scrofuleux (décembre 1842); le disciplinaire pour les enfants vicieux (janvier 1843); enfin une Maison de santé qui n'eut d'abord que 6 lits (novembre 1843).

I/œuvre ainsi agrandie dut être placée dans un local plus vaste, et le Conseil de direction fit alorp l'acquisition de la propriété actuelle dont le prix ne s'éleva pas à moins de 237,500 francs. Depuis 1872, un nouveau bâtiment été ajouté à la maison. Il a coûté 248,321 francs, 'L'institution des diaconesses, reconnue parle gouvernement comme établissement d'utilité publique, a reçu depuis sa fondation, dans ses œuvres diverses, plus de cinq mille personnes, tant diaconesses que malades, enfants, repenties, orphelines, etc.

Voici la nomenclature des diverses œuvres qu'elle renferme :

1° La maison <fe santé pour femmes et enfants malades, qui contient 68 lits, dont 12 gratuits, Les autres lits coûtent 1 franc par jour dans les salles, 2 francs dans les chambres à deux lits, 3 francs dans les chambres seules. I4 infirmerie des petites filles scrofuleuaeB ou raehitiques est comprise dans la maison de santé. Le prix de la pension y est de 30 francs par mois. Du 1er janvier au 31 décembre 1874, le nombre des malades reçues a été de 931, représentant un nombre de journées de 17,758.

2° La Retenue, pour les jeunes filles vicieuses, de qua.tor«e à vingt et un ans. Prix de la pension, 25 francs par JQOÎ8 et 25 franoi en entrant.

Quand le cas «at grave, les parents ou protecteurs de l'enfant peuvent obtenir du président du tribunal de première instance Tordre de faire mettre l'enfant à la Retenue* ou au Disciplinaire ; dans oe cas, il n'y a pas de pension & payer.

. Les jeunes filles protestantes qui ont subi un jugement et qui ont un temps de correction à faire sont envoyées au Disciplinaire ou à la Retenue, par le ministère de l'Intérieur qui paye pour elles 60 centimes par jour. Un pasfeur ou un protecteur de l'enfant peut toujours réclamer du ministère de L'Intérieur le transfert dés jeunes filles mineures protestantes de la prison à la Retenue.

3* Le Disciplinaire, pour les jeunes filles vicieuses de six à treize ans. Prix de la pension : 25 francs par mois et 25 francs en entrant.

4° L'école 'primaire dirigée par la sœur Beckmann, qui * compte environ 150 enfants,

5° La salle d'asile ouverte en 1850 est dirigée parla sœur Mathilde. Depuis sa fondation elle a reçu plus de 2,000 enfants du quartier*

6° La chapelle où le culte public est célébré tous les dimanches à, trois heures et demie. Une école du dimanche s'y tient à neuf heures. Le vendredi soir, à huit heures, service public d'instruction et d'édification.

Conseil de direction.

MM. le pasteur Dhombrea, président,

Mme8 Mallet (Horace).

André (Alfred).

MUw Appia (Louise).

Monod (ôarah).

Mme* Gottier (Maurice).

Seynes (Jules de).

Durand-Dassier»

le pp Lods, vice-prés, le p* Appia, aumônier,

Miles Malvesin, anc, direct,

Waller, directrice.

Mme Prez (la baronne de).

Mtinbrtf Honoraire* ;

M"*» Hell (de).

Nélaton.

Mme8 André-Walther.

Vermeil.

Comité de surveillance.

MM. Bussierre (le bar. Léon de), membre du Consistoire de la Confession d'Ausbourg.

Mirabaud (Henri).

André (Alfred), mem-

bre du Consistoire de Paris.

MM. Monnier (Frédéric).

Mallet (Henri).

Monod (Alfred), secrét. Hentsch (Edouard).

Diaconesse à la retraite.

Sœur Malvesin, ancienne directrice (Bouches-du-Rhône). Diaconesses.

Sœurs :

Clémentine (Mu« Cherfils).—

Drôme.

Mazel.. — Hérault.

Preen. — Vosges.

Cordeil. — Drôme.

Gaubert. — Haute-Garonne^.

Heinemann. — Seine.

D'Haussonville. — Seine.

Delédevant. — Seine.

Robert (Adèle). — Gard.

Burkenkoff. — Suisse. .

Ponçon (Suzanne) . — Drôme.

Coulet. — Drôme.

Weber. — Seine. »

Malaisé. — Vosges. , Robert (Marie). — Gard.

Bontemps. — Drôme.

Reeb. — Bas -Rhin.

Petit. — Ariége.

Bachelier . —Haute • Garonne Dumas. — Gard.

Baur. — Alsace.

Verly. — Vosges.

Cevey. — Seine.

Scheidecker. — Vosges.

Filippi. — Bouches-du-Rhône Tissié. — Ariége.

Sœurs :

Waller, direct. — Hollande.

Beckmann. — Suisse.

Mathilde (M^Suel).— Gard.

Élisa (M11* Bois). — Drôme.

Victorine (M1Ie Duval). — Seine:

Jenny (Mlb Courtès). —

Ariége.

Coste. — Gard.

Langlade.— Haute-Garonne.

Ponçon. — Drôme.

Sophie (M"« Wilhelm). —

Bas- Rhin.

Vandenkieboom .—Belgique CabroL — Hérault.

Fraissinet. — Gard.

Griolet. — Gard.

Lavallez. — Nord.

Émilie (M*»* Kalb). — Seine.

Manier. — Bas-Rhin.

Heiser. — Bas-Rhin.

Jumas. — Gard.

Giraud. — Gard.

Kiefer. — Bas-Rhin.

Sauer. — Bas-Rhin.

Lafont. — Gard.

Hisler. — Vosges.

Comité du Refuge.

MM. le pasteur Dhombres, président, le pasteur Appia, aumônier.

Mmc Bussierre (la baronne Alfred de).

M,le Dumas.

Mm*8 Dhombres.

Kern.

Mailet (Henri).

M11» Monod (Sarah).

Mnies Staël (la baronne de).

Thurneyssen.

M,Ic Waller, directrice.

Mn

Membres honoraires :

1 Mallet (la bar. James).

Monod (Valdemar).

Monôd (Gustave).

5 Perthuis (la comtesse de).

André-Walther.

Comité des enfants.

1 Bartholdi (la baronne

Fréd.), présidente.

Abric.

Gottier.

Delessert (François).

Dollfus-Davillier.

Dhombres.

Filleau.

> Francmesnil.

Joly de Bammeville (Éric).

M"* Juillerat (Marie).

Mmes Jameson (Conrad).

Labouchère-Mallet.

Mallet (Henri).

Monbrison (Dassierde).

Morin de Malsabrier.

Velay.

MIU* Vermeil.

Waller, directrice.

MM. Dhombres, pasteur. '

Appia, aumônier.

Comité des malades.

k Mallet (Horace), présidente.

Boislile-Pernolet (de).

Dauphin.

Dejarnac.

Fauquet (Jacques).

Gide.

Hey.

Hubert (A.), secrét.

MUe

Mme

Tabouchère-Mallet.

Lamouroux.

Mandrot.

Rothan.

Rougemont (de).

Vermeil.

Vianelli.

Vivier (Ja comtesse du).

Waller, directrice.

Dépenses et recettes de l'Institution des Diaconesses des Églises évangêtiques dé France, du lw janvier au 81 décembre 1874»

Becetces.

Souscriptions : Paris 23,191 25

— Ville de Paris 2,500 »

— Le ministère de l'intérieur. . 200 »

— Province 4,845 80

— Étranger 2,980 05

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