‹ Paris protestant. Ses églises, ses pasteurs, ses corps constitués, ses lieux de culte, ses diaconats, ses écoles, ses institutions de charité, ses sociétés religieuses, ses journaux. Renseignements historiques et statistiques completsChapitre 67 sur 120 · Ils sont tenus de faire leur instruction religieuse · texte numérisé non relu

Ils sont tenus de faire leur instruction religieuse

4. L'admission des candidats est subordonnée à une présentation faite par l'Église garantissant le payement de l'entrée et de la pension et attestant que l'enfant remplit les conditions de l'article iop. Cette présentation doit être accdmpa-

5 née : 1° de l'acte de naissance de l'enfant; î* de son acte e baptême ; 3° d'un certificat de vaccine et de bonne santé, délivré par le médecin de l'établissement. — 5. Une fois admis, les enfants ne peuvent être retirés qu'avec le concours de l'Église qui les a présentés, à qui seule la Direction de l'œuvre doit compte des enfants patronnés par elle, — 9, Pension ! 25 fr. par mois ; plus, en entrant, 60 fr. pour literie et trousseau. L'enfant est entretenu gratuitement pendant son séjour dans l'établissement. -~ 7, Les enfants suivent l'école protestante mixte de la rue Lauriston.

Directeurs : M. et Mœe Moriase.

§ 9. Asile chrétien des domestiques femmes

(Rue Legendre, 85, Batignolles).

En 1847, un asile pour les domestiques protestantes sans place fut ouvert, 23, ïue Neuve-Coqueftard, sous la direction de Madame Chassaing. Cet asile a été remplacé par l'œuvre actuelle, qui a été fondée le 8 avril 1869 par Mesdames Ggssweillef et Léotîie Davillier.

L'asile de Batignolles renferme 14 chambrés. Il ne reçoit que des personnes dont la moralité est attestée pair des papiers en règle ou des certificats délivrés par leurs pasteurs. Le prix de la pension, logement et nourriture est de 1 fr. S5 par jour.

Il a reçu, en 1875, 180 domestiques qui y ont été logées et entretenues chacune pendant une ihoyenne de neuf jours. Il est en rapport avec plusieurs établissements du même genre de France et de l'étranger, qui lui adressent les jeunes filles de passage à Paris.

Directrice : M11* Laiiglade, wetr diaconesse.

Membres dtl comité,

M. Félix Kuhti, pastettr, président.

M"" André Walfcher, présidente.

A. Goguel, vice-présiddnte4

B. Thierry, trésorière*

S 10. Œuvre du Refuge

(Avenue du Cheniiu-de-Fer, 5, à Bourg-1 a-Reine).

Le premier Refuge pour les femmes repenties qui se soit ouvert à Paris a été celui des Diaconesses, en 1842. Mais peu à peu ce Refuge s'est trouvé envahi par les jeunes filles mineures et, dans l'espace restreint qu'occupe cette division si importante, il n'a plus été possible de recevoir la double catégorie des femmes qui y étaient placées par contrainte et de celles qui y entraient volontairement. Depuis la guerre surtout et la perte de la maison de Strasbourg, la Retenue des Diaconesses étant la seule maison de ce genre reconnue par le gouvernement, elle dut recevoir toute jeune fille protestante envoyée par l'autorité judiciaire pour y être enfermée jusqu'à l'âge de vingt ans.

Profondément émues de la situation difficile des femmes repenties qu'elles rencontraient, quelques amies chrétiennes, parmi lesquelles se trouvait lady Harriett Cowper, ouvrirent à leurs frais un petit asile qui suppléa dans une certaine mesure à ce que nous n'avions plus.

Cette maison fut remplacée par un Refuge proprement dit établi à Neuilly, sous la direction d'un comité, avec le concours de lady Harriett Cowper et soutenu surtout par des dons recueillis en Angleterre. Mais lady Harriett mourut, la guerre éclata, la maison se trouvant dans la zone militaire dut être évacuée, le bail d'ailleurs

touchait à sa fin, les fonds manquaient, les amis anglais qui avaient soutenu l'œuvre quittèrent Paris, et la maison fut fermée.

Un legs de 100,000 francs de Madame la comtesse Pelet de la Lozère, qui fut touché par l'Institution des Diaconesses, et qui, dans la pensée de la généreuse fondatrice, devait être affecté à l'œuvre du Refuge, a permis d'ouvrir, le 10 janvier 1876, la maison de refuge de Bourg-la-Reine. Madame la baronne Bartholdi-Walther a légué aussi par testament une somme de 2,000 francs pour cette œuvre.

Membres du Comité fondateur.

MM. les pasteurs Armand-Delille, 7, rue Portalis.

. Appia, 8, rue du Vieux- Colombier.

Dhombres, 5, rue Roquépine. Mœes la baronnede Staël, 21, rue de Bourgogne.

la comtesse de Léautaud, 15, rue du Golysée. Mlle Dumas, 89, rue Hauteville.

Mm« Henri Mallet, 134, rue de Morny.

M,to S. Monod, 17, rue Bleue.

Directrices : Mme Delachaux et M"6 Appia. Avis divers.

Les dons peuvent être versés entre les mains des membres du Comité ou chez MM. Hottinguer et C«, banquiers, rue de Provence.

Les dons en nature (meubles, linge, etc.) seront reçus avec reconnaissance.

L'admission est gratuite.

Toute demande d'admission doit être adressée aux directrices du Refuge, à Bourg-la-Reine.

En cas d'urgence, s'adresser à M. Armand-Delille, 7, rue Portalis, à Paris.

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