TES LISEURS DE NOUVELLES AUX PETITES BOUTIQUES DES AUGUSTINS
Tous ces lecteurs de nouveautez, Dans ces boutiques arrestez, L'un à son nez met sa lunette.
Afin de lire la Gazette, Escrite en prose, cscrite en vers-, Des nouvelles de l'univers.
C'est un plaisir, pour ces lectures.
De voir les diverses postures.
Parmy ces gens, en voilà deux, Fichez tout droits comme des pieux ; D'autres rangez sous estalages ; Tout ainsi comme des images ; Ceux-là, dessus un banc pressez ; Ceux-cy, dans la porte entassez :
Car chaque boutique est si pleine.
Qu'on n'y srauroit tenir qu'à peine.
Celuy qui lit plus promptement,
' C'est, à notre connaissance, le seul renseignement qui nous reste sur ces petites boutiques, dans lesquelles on allait lire les gazettes et qui sont les premiers cabinets de lecture qu'on ait vus à Paris. Elles devaient être adossées à la muraille du couvent des Augustins, le long du quai.
2 La Gazette d2 Renaudot et la Gazette de Loret. Voy. la nouvelle édition de cette dernière Gazette, publiée par MM. Ravenel et de Lapelouse.
Preste à l'autre un commencement ; Un autre curieux demande Une Gazette de Hollande ', Et celuy-cy, celle d'Anvers;