DE L EDITEUR. XVII
'xvi à xxviii) qui ne sont qu'un débordement d'invectives contre Louis XIV, à propos de la place des Victoires,
Où l'on érige en immortel Un roy qui détruit les autels Et les temples du Dieu de gloire.
Le poëme de Claude Le Petit reparut en 1703 dans un recueil imprimé à Rouen sous la rubrique de Rome, Paris et Madrid ridicules , avec des remarques historiques, et un recueil de poésies choisies, par M. de B... (Blainville) en Espagne [Paris^chez Pierre le Grande 1713, in-l;2). M. de Blainville, auteur de Madrid ridicule, avait fait réimprimer, d'après un exemplaire a exactement corrigé, » le Paris ridicule, qui manquait totalement (on le conçoit bien) dans la librairie , et qui passait alors pour le chef-d'œuvre d'un poëte auquel les connaisseurs accordaient beaucoup d'esprit et de verve. On peut attribuer à l'éditeur lui-même les corrections qui ont affaibli en divers endroits le style de Claude Le Petit, sans parler de la suppression radicale dune vingtaine de strophes que la première édition de 1668 avait admises. Quant aux remarques, quelques-unes sont intéressantes, dautres erronées ou inutiles. Nous les avons pourtant conservées, la plupart, avec les variantes que présente cette édition corrigée.
Secousse attribuait à Bruzen de Lamartinière ces remarques et ces corrections, ninsi que les poésies qui les accompagnent. Quoi qu'il en soit, on réimprima le tout textuellement dans les Œuvres du sieur D... , en 1714, à Rouen, sous la rubrique d'Amsterdam et avec les noms des libraires Frisch et Bohm. Suivant Secousse, le sieur D... n'était autre que de Losme de Monchonay, qui avait vécu dans l'intimité de Boileau, et qui savait ainsi de bonne source l'histoire