‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 2)Chapitre 26 sur 159 · LES CHEVALIERS DU SAINT-ESPRIT · texte numérisé non relu

LES CHEVALIERS DU SAINT-ESPRIT

Disons donc un mot de ces antres Qui font, ensemble en peloton, Bande à part dedans ce canton :

Disent-ils là leurs patenôtres?

Ces vénérables Cordons bleus Font bien, avec leurs habits neufs, Les fiers parmy ces hallebarbes ; Ont-ils peur, ces sires nouveaux.

Que le diable emporte leurs bardes, Qu'ils font des croix à leurs manteaux * ?

' Variante de la réimpression de 1713 :

Muse, Toi comme ils se démènent!

2 Variante delà réimpression de 1713 :

Qui débitent là la nouvelle.

Il e<:t défendu, sons de très-rigoureuses peines, de se quereller dans les Maisons royales : y tirer l'épée est un crime capital, ot le Roi fait ex(îcutcr ses Fdits avec trop de rigueur, pour que quelqu'un ose y contrevenir. Il n'a jamais pardonné à aucun qui se soit battu en duel, de quelque qualité ou condition qti il pût être ; et c'est à cela que le poète fait allusion. (Db Bl.)

* Cclto strophe, qui fait allusion à la grande création de soixante-deux chevaliers du Saint-Esprit eni661, nous donnt*

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