LES CHEVALIERS DU SAINT-ESPRIT
Disons donc un mot de ces antres Qui font, ensemble en peloton, Bande à part dedans ce canton :
Disent-ils là leurs patenôtres?
Ces vénérables Cordons bleus Font bien, avec leurs habits neufs, Les fiers parmy ces hallebarbes ; Ont-ils peur, ces sires nouveaux.
Que le diable emporte leurs bardes, Qu'ils font des croix à leurs manteaux * ?
' Variante de la réimpression de 1713 :
Muse, Toi comme ils se démènent!
2 Variante delà réimpression de 1713 :
Qui débitent là la nouvelle.
Il e<:t défendu, sons de très-rigoureuses peines, de se quereller dans les Maisons royales : y tirer l'épée est un crime capital, ot le Roi fait ex(îcutcr ses Fdits avec trop de rigueur, pour que quelqu'un ose y contrevenir. Il n'a jamais pardonné à aucun qui se soit battu en duel, de quelque qualité ou condition qti il pût être ; et c'est à cela que le poète fait allusion. (Db Bl.)
* Cclto strophe, qui fait allusion à la grande création de soixante-deux chevaliers du Saint-Esprit eni661, nous donnt*