‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 3)Chapitre 104 sur 120 · RAISINS · texte numérisé non relu

RAISINS

Raisins à la livre !

J'en ferai bon marché :

Qui veut approcher?

Quelles raolievres - !

MERLD ^.

Merlu, merlu, merlu'.

En caresme bonne viande, Car qui en veut en demande :

Que quelqu'un me porte bonheur!

POUR l'esté et mauvais temps.

Mes beaux carneaux ^!

Tout ceci, pour deux tournois :

Je crie à si haute voix, Que j'en suis quasi toute en eaux.

Cerises douces, prunes de Damas!

Guignes douces en la saison :

' Gruau.

- Inintelligible, sans doute par altération du texte.

'' Merluche, morue sèche.

* Pour: cerneaux.

On n'en peut faire garnison * , Parquoy je n'en fais point. cFamas.

SALLADES.

A ma belle sallade d'Esté!

Je ne la vends qu'après diner, Pour quelqu'un qui veut resigner • Cela là fait mettre en gayeté.

Raves douces, raves, raves!

Je les prends dedans la neuve ^, Je les baille à Tespreuve.

Regardez-les : qu'elles sont braves !

POIDS ou FEVES.

Les poids verds, fèves de marais !

Ils se vendent bien au Lendit* :

D'y vendre j'ay bon crédit; Aller m'y faut, sans plus tarder.

Artichaux, artichaux!

C'est pour Monsieur et Madame, Pour rechauffer le corps et l'ame, Et pour avoir le cul chaud.

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