I.A GRANDE ESCI'HIE
Grande Escurie ^, en ce grimoire Chacun sçaura ce que tu vaux :
Tu n'as que cinq ou six chevaux ; Les autres sont-ils allez boire?
Non, taisez-vous, dameAlizon^l Contre le Prince, sans raison, V^ous tournez tout en raillerie ; Qu'importe à ce grand Potentat, Qu'il en ait dans son escurie?
11 en a tant dans son Estât ^,
* Elle fut nommée ainsi à cau^c du Carrousel qui s'y fit pour la naissance du Dauphin. On l'appelle présenlemeul la Place du Loiine, et les choses ont fort changé à son éi,'ard depuis ce temps-là. ^De I'l.)
- Variante de la réimpression de ITlô :
Quoi qu'on en dise, vous voih't.
^ La Grande Écurie était située entre la rue Saint-Honoré et le palais des Tuileries, sur l'emplacement actuel de la rue des I yramides. « C'est, dit Piganiol, un vieux hâtiment qui n'est en rien comparable aux écuries superbes que Louis XIV a fait bâtir à Versailles; au-dessus de laquelle est une figure de cheval qui e.-t trèsmutilée : elle est de maître Paul l'once, sculpteur fiorenlin. »
* Personnage d'une comédie de Discret, imprimée en 1637 et dédiée par l'auteur aux jeunes veuves et aux vieilles filles. Alizon était devenu le type proverbial de la petite bourgeoise bavarde et curieuse.
^ Les manières des François paroi>sent un peu trop libres aux autres nations, surtout aux Italiens, qui les appellent, à cause de cela : Malli da Carallo et Mezzo-Matti. (De Iîl.
iC LA C H R 0 N F Q U F. S T. A N H A I. E I" S F.
LES Q^•|^•ZI;-V1NGT^ '.
Hospital plein de testes creuses, Où les borgnes sont des soleils, Où tous les objets sont pareils Et les lumières ténébreuses.
Que ton illustre fondateur-, Loin d'aller, pour le Rédempteur, Perdre sa vie et sa pecune, Eust fait de miracles divins, S'il eut enrôlé la Fortune Au nombre de ses Quinze-Vingts!