LA GAZETTE DE LORET
Cet autre-là, la Lettre en vers, "^ Non de Loret, fils du Parnasse,
gazettes et qui sont les premiers cabinets de lecture qu'on ait vus à Paris. Elles devaient être adossées à la muraille du couvent dos Augustins, le long du quai.
* La Gazette de Renaudot et la Gazette de Loret. Voy. la nouvelle édition de cette dernière Gazette, publiée par MiM. Ravenel et de Lapelouse.
- On publiait en Hollande, à cette époque, un grand nombre de gazettes politiques, écrites en français, qui n'ont pas (té conservées dans les bibliothèques et qui sont à peine citées dans l'histoire des journaux. On doit s'étonner que ces feuilles périodiques, très-hostiles à la France en général, arrivassent alors à Paris et fussent données en lecture publiquement; parmi elles, il faut citer les Mercures italiens de Vittorio Siri,
Mais (leceluy (jui tient sa place, Et qui fait si bien aujourcriiuy, Que Loret ressuscite en luy '.
Toutes ces choses innocentes Sont-elles pas divertissantes?
Et n'es-tu pas bien satisfait Du chemin que nous avons fait?
Il est viay que ta lassitude Te donne un peu d'inquiétude, Mais une nuit de bon repos Restablira tes petits os.
Enfilons la Porte Dauphine ^ :
L'heure presse pour la cuisine, Et je seray bientost bandé Pardevant Fllostel de Condé ^.
Desjà noslre chemin s'avance,
^ La Gazette en vers de Loret eut divers continuateurs, mais celui dont François Colletet veut parler ici n'est autre que Charles Robinet, sieur de Mayolas. " Kn mourant, dit M. le comte de La Borde dans les notes de son bel ouvra;-e intitulé le Palais ilazar'in, Loret prit soin de donner un tuteur à sa chère gazette; il disposa de son sceptre littéraire, comme d'un héritage, et il institua un successeur. Ch. Robinet, qui avait entrepris une continuation aux Lettres en vers, annonce la mort de Loret en 1(05 et >»es dernières dispositions :
D'ailleurs, avant son heure exlresme.
Par un soin digne de liiy-mesme, Voulant avoir un successeur Qui pût luy faire quelqu'iionneur, Il en fil avec diligence Recevoir un en survivance.
Qui sans doute a pareillement Pris ce soin moins diligemment. »
* Cette ancienne porte, que la plupart des historiens de Taris ont oubliée, était dans la rue Dauphine, à la hauteur de la rue l.ontrescarpe. La place qu'elle occupait est encore indiquée par une inscription qui rappelle sa démolition en I6T0.
Le théâtre de l'Odéon a été bâti sur une partie de l'emplacement des jardins de l'hôtel fle Condé. Les bâtiments de ce magnifique hôtel longeaient la rue des Fossés-Monsieur-le-Prince. (A. B.)
Pour le bonheur de iiostre pance :
Voilà la Porte Sainct-Michel *.
Jamais voyage ne fut tel.
Icy, c'est la Porte Sainct-Jacques ^ ; Je ne le sens que trop aux caques.
Qui sont dans le nouveau Marché, Qu'à bastir on fut empescbé^.
l'estrapade.
Enfin, tu vois bien l'Estrapade *, Triste et douloureuse escalade Où Ton fait monter quelquefois Ces grands violateurs de loix, Je parle de loix militaires Qui sont justes et fort sévères :
item, auprès, est le gibet Où le criminel, au colet, Une fois pris, n'en peut descendre, Parce qu'il a gagné le pendre.
SAINCT-MEDARD.
Mais laissons ces gibets à part,
' Cotto porto, siluéc à l'extrémit!' de la rue de la flariju, à i ciilivo (le la place f}\ii conserve son nom, fut abattue en 1684. Voyez les Recherches- sur les portes fortifiées, à la suite de la savante Dissert, archéfllof/. sur les nnciennes enceintes de Paris, par M. A Bonuardot (l.S.'io, in-i, fig.).
^ Cette porte, située entre la rue de l'Estrapade et la rue ^'aint-llyacinthe, a ('(é démolie en 1684. Voy. le^ Recherches de M. A. bonnardol ?ur les portes fortifiées de Paris.
' C'était le petit marché Sainl-Ktienne-des-Grès, au haut de lu rue Saint-Jacques.
* Cette place, qui se nommait ainsi depuis le règne de François I", devait son nom au genre de supplice qu'on y inflipeail aux soldats, l.'esirapade (slrripoln] élait une machine avei
Il vaut bien mieux voir Sainct-Mednrd * : C'est une magnifique église, Qu'avec grande raison je prise; D'où sont beaucoup de gens de bien, Et dont je suis paroissien-.