‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 131 sur 161 · LES LISEURS DE NOUVELLES AUX PETITES BOUTIQUES DES AUGUSTINS · texte numérisé non relu

LES LISEURS DE NOUVELLES AUX PETITES BOUTIQUES DES AUGUSTINS

Tous ces lecteurs de nouveautez, Dans ces boutiques arrestez, L'un à son nez met sa lunette, Afin de lire la Gazette, Escrite en prose, escrite en vers 2 , Des nouvelles de l'univers.

C'est un plaisir, pour ces lectures, De voir les diverses postures.

Parmy ces gens, en voilà deux, Fichez tout droits comme des pieux ; D'autres rangez sous estalages ; Tout ainsi comme des images ; Ceux-là, dessus un banc pressez ; Ceux-cy, dans la porte entassez :

Car chaque boutique est si pleine.

Qu'on n'y sçauroit tenir qu'à peine.

Celuy qui lit plus promptement,

1 C'est, à notre connaissance, le seul renseignement qui nous reste sur ces petites boutiques, dans lesquelles on allait lire les gazettes et qui sont les premiers cabinets de lecture qu'on ait vus à Paris. Elles devaient être adossées à la muraille du couvent des Augustins, je long du quai.

2 La Gazette de Renaudot et la Gazette de Loret. Toy. la nouvelle édition de cette dernière Gazette, publiée par MM. Ravenel et de Lapelouse.

Preste à l'autre un commencement ; Un autre curieux demande Une Gazette de Hollande ', Et celuy-cy, celle d'Anvers ;

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