‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 23 sur 161 · LES TUILERIES · texte numérisé non relu

LES TUILERIES

Pour ne fausser pas compagnie Pourtant par un trait trop soudain 3 , Allons faire un tour au Jardin, Depeschons sans cérémonie :

Qu'il est beau, qu'il est bien muré 4 !

Mais d'où Tient qu'il est séparé, Par tant de pas, du domicilie 5 ?

Est-ce la mode, en ces séjours 8 ,

du Louvre servent aux usages les plus infâmes de prostitution et de débauche. » {Corresp. administr. sous le règne de Louis XIF, publiée par Depping, t. II, p. 793.)

1 Après la Fronde, les loyers des maisons de Paris avaient été augmentés par les propriétaires, à ce poiDt que le Parlement dut intervenir pour arrêter cette hausse progressive qui menaçait de compromettre la paix et la prospérité publiques.

2 Variante de la réimpression de 1713 :

Et tel est peut-être en prison.

3 Variante de la réimpression de 1713 :

Pour ne point fausser compagnie Par un trait trop brusque et soudain.

* Variante de la réimpression de 1713 : Œuvré.

5 Variante de la réimpression de 1713 •' Çn cette cour, rimant avec : le Fauxbourg.

6 Du vieux Louvre et du Palais Royal où logeoit autrefois la Cour. (De Bl.)

D'avoir la maison à la ville,

Et le jardin dans les fauxbourgs 1 ?

Mode ou non, il passe à la monstre; Qu'importe-t-il comme il soit fait?

Quand on n'a pas tout à souhait, Il faut prendre ce qu'on rencontre.

Il en est de moindres ailleurs, Et si les prez avoient des fleurs, Les fontaines un peu d'eau claire, Quelques poissons dans les estangs, On en pourroit encore faire Un joly clos, avec le temps 2 .

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