‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 51 sur 161 · LXX1II · texte numérisé non relu

LXX1II

Malheureux espace de terre,

Au gibet public consacré ;

Terrain où l'on a massacré

Cent fois plus d'hommes qu'à la guerre ;

Certes, Grève d , après maint delict,

Vous estes, pour mourir, un lit

Bien commode pour les infâmes,

Puis qu'ils n'ont qu'à prendre un bateau,

Et, d'un coup d'aviron, leurs âmes

S'en vont en Paradis par eau 2 .

l'hostel de ville 8 . .

Ridicule et franche copie D'une coque de Limaçon ; Chef-d'œuvre d'un aide à maçon, Pilloté sur de l'eau croupie!

1 Qui est un port à un gibet. [Note de redit, de 1668.) 3 Le pauvre poète avait peut-être déjà le pressentiment du triste sort qui l'attendait en place de Grève.

3 II y a piusieurs estampes d'Israël Silvestre, qui représentent l'Hôtel de ville vers cette époque. ( Voy. le Catalogue de son œuvre, p. 102, H5 et 147.) Une de ces estampes, gravée par Marot pour l'architecture, et par La Belle pour les figures, d'après les dessins de Silvestre, porte ce titre : c Veue de l'Hostel de ville de Paris, anciennement l'H os tel de Charles Dauphin, régent de France, fils du roy Jean, lors nommée la Maison des Pilliers, commencé à bastir sous François I er , l'an 1538, et achevé sous Henri IV l'an 1606. »

Pile de moislons tous rongez *, Les uns sur les antres rangez Sans art et sans encbanterie 2 .

Les rats tiennent chez toy bordel ; Et tn sens plus PHostellerie 3 .

Que tu ne parois un Ho3tel.

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