‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 52 sur 161 · LE PONT MARIE · texte numérisé non relu

LE PONT MARIE

Un Pont encor! Mort de ma vie!

Ne trouveray-je que des Ponts?

J'ay, Ponts grossiers, je vous réponds, De tous berner puissante envie 4 ; Hé quoy ! nul îcy pi lié n'a

1 Variantes de la réimpression de 1713 :

Pile de motions entasses....

Sans art comme sans symétrie.

3 Ce fut par malice du Prévôt des Marchands,' qui étoit en charge lors qu'on bâtit l'Hôtel de ville. Ce magistrat, ayant eu quelque dispute avec le Curé de Saint-Jean, le fit placer ainsi, pour cacher le portail de l'église, qui n'auroit pas fait un mauvais effet, s'il en avoit occupé une face ; même la Place en auroit été un tiers plus grande. Son architecture sent encore un peu le gothique. Il fut commencé par François I, et fini par Henri II, son fils. (De Bl.)

3 La Ville avoit accoutumé d'y traiter le Roi et sa Cour à certains jours de solennité ; mais, depuis que le Roi ne vient plus à Paris, cela arrive fort rarement. 11 y alla néanmoins après sa dernière maladie en 1687; sur quoi on lui a érigé une Statue dans la cour de cet Hôtel, et frappé une médaille avec l'inscription suivante : Ludovico M. quod soluti* in œde Deiparœ pro restituta sainte votis, in Basilica Parisiensi, Prœfecto et JSdilibus ministrantibus, publiée epulari voluit, 30 Jan. 1687. Prœfect. et jEdiles œternum hoc suœ et pub, felicitatis monumentum condendum curarunt. (De Bl.)

4 Variante de la réimpression de 1713 :

De vous berner très-grande envie.

De la pauvreté Sequana, Qui crevé dessous ces gros pifres 1 :

Ha ! je la veux venger, ma foy, Et les écrire eu si gros chiffres, Qu'ils se ressouviendront de moy.

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