‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 54 sur 161 · LES DEUX BRAS DE LA SEINE · texte numérisé non relu

LES DEUX BRAS DE LA SEINE

C'est la belle Isle Nostre-Dame.

Nostre-Dame ! Qui l'auroit crû, Qu'un si beau bout de terre eust creu Dans ce bout de rivière infâme 3 ?

C'est un trésor en champ moisi; Et l'on peut assurer quasi,

Supposant du s et du crime

Dans la Nayade et les Canards,

i La vue de l'Ile Notre-Dame est très-belle, surtout le soir, quand les lanternes sont allumées, et qu'on vient du côté de la Grève ; cette illumination, et l'eau qui l'environne, sont un très-beau spectacle. U y en a un semblable du côté des Tuileries, quand on passe le Pont Neuf, de nuit. (De Bl.)

3 Llle de Notre-Dame étoit inhabitée, jusqu'à ce qu'on la céda à l'entrepreneur du Pont Marie pour les frais du pont ; il en vendit les places à bâtir aux particuliers. A présent, c'est un des plus beaux quartiers, du moins des plus nets de Paris; mais il est comme détaché du reste de la ville. De Bl.)

Que c'est le seul fils légitime Qu'ils ont fait entre deux bâtards 1 .

Soit dit sans, vous en rendre vaine, C'est assez d'estre dessus vous :

On languit ailleurs après nous; Faut un peu que je me promeine.

Gaignons donc sans bruit le Marais 2 , Et gardons pour là nos bons traits ; Car enfin, si nous voulions croire Sur tout ce qui nous semble fat, Le bon Dieu n'auroit rien à faire Dans les vallons de Josaphat 3 .

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