EMBARRAS DE LA CONFUSION DE PARIS
Mais que d'animaux domestiques, Que d'hommes, de chiens et de chats!
1 Variante de la réimpression de 1 71 3 :
Sans même trop taxer de crime Et la Nayade et ses Bayards, Que c'est le seul fils légitime Qu'ils ont fait entre cent bâtards.
3 Le Marais était, à cette époque, le quartier de l'aristocratie et de la belle compagnie. Yoy. les intéressants ouvrages de M. Cousin sur la société française au dix-septième siècle.
* Cette strophe manque dans la réimpression de 4713.
4 Voy. ci-après la Satire des Embarras de Paris, par Boileau, avec les notes de Brossette.
Qu'ils font d'aimables entre-chats 1 Au milieu des places publiques !
Qui seroit le Saint à fester, Qui s'empescheroit de pester Contre ces ridicules guises 2 ?
Pour moy, je veux en dire un mot :
Qui ne reprend pas les sottises Fait cognoistre qu'il n'est qu'un sot 3 .
Jamais, dedans une assemblée De deux cent mille combatans 4 , On ne peut voir en même tems 5 Tant d'attirail et de meslée :
Que d'insensez et que de Foux!
Tout est-il sans dessus dessous?
De tous costez, on me dit Gare 6 !
Et je ne sçay duquel tourner :
Que l'on voit courir au pourchas.
3 Façons, manières de faire.
3 Cette strophe, et quelques-unes des suivantes (81, 82, 84, 87 et 88) sont transposées dans la réimpression de 1713 et s'y trouvent placées au commencement du poème.
4 On fait monter le nombre des habitans de Paris à huit cent mille. Autrefois on parloit d'un million ; mais on compte que, pendant la dernière guerre et la grande famine, il en est sorti ou péri la quatrième partie (De Bl.) — Paris, agrandi par l'annexion (1860)» compte aujourd'hui environ deux millions d'habitants.
5 Variante de la réimpression de 1713 :
On n'aperçut en même temps...
« Les Porteurs de Chaises et les Cochers crient ainsi, pour avertir les pas sans de se retirer, afin de n'être point renversés ou foulés aux pieds des chevaux ; ce qui ne laisse pas néanmoins d'arriver assez souvent dans cette grande Ville. (De Bl.)
Dans cet horrible tintamare, On n'entendroit pas Dieu tonner.
Que d'embarras et que de crottes !
e suis pris comme en un clapied 1 ! que de Cavaliers à pied 2 , Faute de chevaux et de bottes !
Que ce vieux Ghartier embourbé 3 Et ce Cocher masqué au bé 4 , Parlent de Dieu souvent et viste !
Prennent-ils plaisir à cela?
Pour faire un tonneau d'eau-beniste, Il faudroit bien de ces mots-là.
Quel plaisir de voir dans la rue Ces porteurs aux goussets puants, Et ces lacquais aux pieds suants, Se promener à pas de grue !
Tout est dans l'excez en ce lieu; Personne n'y tient le milieu,
1 Traquenard, piège. Clapier signifiait aussi : mauvais lieu.
2 Variante de la réimpression de 1713 :
! que de fanfarons à pied I
3 II est passé en proverbe de dire : II jure comme un Chartié embourbé. (De Bl.)
* Ce vers nous rappelle celui de Vertvert, par Gresset :
Les F et les B voltigeaient sur son bec.
Variante de la réimpression de 1713 :
Et œ jeune cocher garbé.
Non pas la pauvre vertu même, Qui, pour y vivre en seureté, Est contraincte par stratagème D'estre dedans l'extrémité *.