‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 71 sur 161 · LE LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

LE LUXEMBOURG

Donnons des éloges idoines 3

1 Cette horloge astronomique n'existe plus depuis longtemps; nous ne l'avons pas vue décrite ailleurs.

3 C'étoit anciennement l'Hôtel du Luxembourg, jusqu'à ce que la reine Maris de Médicis, veuve du roi Henri IV, le choisit pour sa demeure. Elle y fit bâtir ce Palais, qu'on nomma ensuite le Palais d'Orléans, parce que Gaston, duc d'Orléans, fils puîné de cette reine, y demeura. (De Bl. ) — Israël Silvestre a dessiné et gravé différentes vues du Luxembourg. (Voy. le Catalogue raisonné de son œuvre, p. 91, 154, 155, 156 et 157.) Voici en quelques termes l'abbé de Marolles a représenté ce palais, dans la Description de Paris en quatrains :

Le royal Luxembourg est d'une grande Reine,

D'un dessein merveilleux en son ordre toscan,

Conduit par un illustre et savant Artizan,

A bossage formé d'une structure pleine.

3 Nous avons adopté ici le texte de la réimpression de 1713 ; dans l'édition de 1668, on lit :

Donnons des éloges publiques...

Et le Diable chez tous les chiches.

Au noble Palais d'Orléans.

Colin tampon ! Dieu soit céans, Et le Diable chez tous les Moines l Quand j'admire solidement Cet admirable Bâtiment Qui semble au Louvre faire niche, Je dis : Est-il possible enfin Que celle qui t'a fait si riche, Soit morte à Cologne de faim 1 ?

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