‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 99 sur 161 · LA PRISON DE SAINCT-MARTIN DES CHAMPS · texte numérisé non relu

LA PRISON DE SAINCT-MARTIN DES CHAMPS

Levé les yeux 2 : Ne vois-tu pas Le clocher de Sainct-Nicolas, Et de Sainct-Martin-l'Abbaye 3 , Dont l'entrée est un peu haye ?

assez grand nombre, notamment aux environs de l'hôpital Saint-Louis. La butte qui portait le gibet de Montfaucon était exploitée comme plâtrière, à la fin du seizième siècle. (A. B.)

1 Ce mot, qui n'a pas été recueilli dans les dictionnaires, nous parait être synonyme de limaçon, et signifier paresseux.

2 L'église paroissiale de Saint-Nicolas-des-Champs, qui n'était au douzième siècle qu'une simple chapelle, existe encore à peu près dans l'état où elle se trouvait du temps de Colletet.

3 Le célèbre prieuré ou abbaye de Saint-Martin-des-Champs, supprimé à l'époque de la Révolution, nous montre encore une partie de ses bâtiments, construits aux treizième et quatorzième siècles, son réfectoire admirable et son église, grâce à l'établissement du Conservatoire des Arts et Métiers, qui a pris la place de la communauté religieuse. Voy. la Vue et perspective de l'église de cette abbaye, dessinée par Israël Silvestre, et gravée par Goyrand vers 1655.

Et cela n'est pas sans raison, Car à l'entrée est la Prison*.

Ah! j'apperçois quelque tumulte !

Que vois-je, hélas ! c'est une insulte, Qu'on fait à quelque homme d'honneur Avançons! Je plains son malheur.

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