‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècleChapitre 129 sur 256 · LES LISEURS DE NOUVELLES AUX TETITES BOUTIQUES DES AUGUSTINS · texte numérisé non relu

LES LISEURS DE NOUVELLES AUX TETITES BOUTIQUES DES AUGUSTINS

Tous ces lecteurs de nouveautez, Dans ces boutiques arrestez, L'un à son nez met sa lunette, Afin de lire la Gazette, Escrite en prose, escrite en vers'2, Des nouvelles de l'univers.

C'est un plaisir, pour ces lectures, De voir les diverses postures.

Parnry ces gens, en voilà deux, Fichez tout droits comme des pieux ; D'autres rangez sous estalages ; Tout ainsi comme des images ; Ceux-là, dessus un banc pressez ; Ceux-cy, dans la porte entassez :

Car chaque boutique est si pleine.

Qu'on n'y sçauroit tenir qu'à peine.

Celuy qui lit plus promptemenl,

i c'est, à notre connaissance, le seul renseignement qui nous reste sur ces petites boutiques, dans lesquelles on allait lire les gazettes et qui sont les premiers cabinets de lecture qu'on ait vus à Paris. Elles devaient être adossées à la muraille du couvent des Augustins, le long du quai.

-' La Gazette do Renaudot et la Gazette de Loret. Voy. la nouvelle édition de cette dernière Gazette, publiée par MM. Ravenel et de Lapelouse.

Preste h l'autre un commencement ; Un autre curieux demande Une Gazette de Hollande ', Et celuy-cy, celle d'Anvers ;

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