M LE ROY
Sur cette espineuse matière, N'en disons guère, et qu'il soit bon; J'apperçois Louis de Bourbon.
Gaignons la porte de derrière ; C'est un très-digne Souverain:
De plus, il est sur son terrain.
Malheur à qui le scandalise !
J'ay des pensers bien difïerens { :
S'il est Fils aisné de l'Eglise, Mazarin2 est de ses parens3.
Les monarques ont les mains longues :
Ils nous attrapent sans courir,
Et n'aiment point à discourir
Avec un peseur de diphthongues :
Dieu nous garde de celui-cy.
Particulièrement icy ;
Nos lauriers seroienl inutiles. . .
à peu pris la date exacte île la composition de ce Elle manque dans la réimpression de 1713. 1 Variante de la réimpression de 1713 :
Avec lui point de différent.
; Le cardinal Mazarin, qu'on a voulu faire mal à | père du Roi, ne s'établit en France que sur la fin du règne de \ui, et après que la Reine eut eu des enfans. On cherche touji u tère dans des événemens auxquels
nn ne s'étoit point attendu. (De Pi i
1 Variante de la réimpi e lion d ■ i t 1 3 :
Lp cardinal e^l son |
Tirons doric nos chausses d'un saut !
S'il prend les gens comme les villes1.
Nous serions bientost pris d'assaut-.
r.A CHAPELLE DU LOUVRE.
Tous les Limousins de Limoge Ont-ils icy leurs rendez-vous ?
Bonté divine, où sommes-nous?
Me prend-on pour un Alobroge ?
.l 'enrage tout vif en ma peau :
1 Le sieur de Blainville, on publiant ce poëme d'après un manuscrit du temps, en iti::. ignorait absolument à quelle époque il avait été composé, car il croit expliquer
par une note que nous conservons comme un témoignage de sa négligence d'éditeur : « Ce poëme fut composé vraisemblablement l'an 1G72, lorsque le Roi fit la guerre aux Hollandais : il prit alors en un mois plus de trente villes, on voit une médaille, et aux Gobelins une tapisserie, eu douze des plus fortes places delà Hollande sont représentées en forme de Zodiaque autour du char du Soleil sous la figure du itoi. aveccesmots: Soiisque Labores. »
2 Claude Le Petit, dans cette strophe et d 'dente, semble vouloir dire que le jeune lui avait dis habitudes
honteuse-, i formes aux goûts italiens du cardinal, c'est
probablement une calomnie, niais en voit, qu'elle avait cours dans le monde, et il faut la rapporter plus ou moins directement à la fameuse anecdote du bain, racontée dans !>■ '/ moires de La Porte, valet de chambre do Louis \i\
dote qui laisserait entendre que le ail osé indi-
gnement attenter à la personne ro la morl de
Mazarin, La Porte eut l'audace d'écrire a la reine mère : « Je donnai avis k Votri M à Melun, en -1052, que l<
de la saint Jean, le Roi, dînant chez M. le cardinal, me 1 manda de lui faire apprêter son bain .sur les six heure la rivière, ce que je lis, el le Roi, en arrivant, me parut triste et plus chagrin qu'à son ordin omme nous le
déshabillions, l attentat manuel qu'on venait de commettre sur sa personne parut i nt, que Bonten
Moreau le virent comme moi. •
il) LA CHRONIQUE SCAN D ll.H l
Cette rotonde, au plat cou peau l , Est-elle là pour braver Rome?...
Personne ne me répond rien '?
J'aimerois autant voir un homme Dire : « Le Roy n'est pas chrestien 2 ! »
Mais, dans nostre juste saillie, Espargnons la case du Roy 3 ; Chacun fait ce qu'il peut cbez soy :
La France n'est pas l'Italie'1.
. L'auteur désigne sans doute le pavillon du milieu, couvert d'un dôme quadrangulaire, aplati au sommet W«« i et formant une plate-forme car,,,.. (A. B.] -Cest, en effet le gros pavillon, dit aujourd'hui pavillon de 1 Horloge, lequel fut bâti par Jacques Le Mercier, architecte de Louis ; XIII, et décoré de sculptures par Sarrasin; il renfermait la cha
"ïe6' Panthéon, bâti par Agrippa, gendre d^te^t
appelé, à lion,,, la Roi ie, a cause de sa figure onde,
c'est le monument antique le plus entier que Ion > voie. (De Bl.) '-' Variante de la réimpression de 17 1'. :
Dire que Dieu n'est pas chrétien.
"• Variante delà réimpression de 1713 =
Mais poursuivons notre sai Sans narguer la caze 'lu Roi.
« 11 y a là une botte aux Italiens sur le mot de rotonde.
(DEBL] La botte aux Itali concerne la morale el non
Xtecture- voyez, dans le pamphlet intitulé : La France
aZetueZi J(à la suit, de YHistoire %»»!»»£
Gaules, édition de la Bibl. Gauloise), quel eta t Je déplo ,,,,,,,. éta, des mœurs a h. mur de France. Le Louvre servait de lieu d'asile a d'abominables débauches, que ravor.sa.ent des hommes dépravés, que Sorel appelle dans s„n Francwn ,liv vin] les volontaires du Lourre. Cette tache i esta long temps imprimée m le fronl du vieux palais de nos rois
Le 2 novembre -.70^1 mte de r™^?***™^™
lieutenant de police : « Le roi a este informé que les cour,
Maintenant que dedans Paris Les logis sont fort renchéris l.
Chacun dans son giste tient ferme, Et peut-estre est-il en prison2, Afin de s'espargner le terme iju'il payeroit d'une maison.