‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècleChapitre 26 sur 256 · LES TUILERIES · texte numérisé non relu

LES TUILERIES

Pour ne fausser pas compagnie Pourtant par un trait trop soudain 3, Allons faire un tour au Jardin, Depeschons sans cérémonie :

Qu'il est beau, qu'il est bien muré ; ! Mais d'où vient qu'il est séparé, Par tant de pas, du domicilie5?

Est-ce la mode, en ces séjours6,

du Louvre servent aux usages les plus infâmes de prostitution et de débauche. » I w le règne de Louis XI F, publiée par Depping, t. II, p. 1

1 Après la Fronde, les loyers des maisons de Paris avaient été augmentés par les propriétaires, à ce point que le Parlement dut intervenir pour arrêter cette hausse progressive qui meuaçait de compromettre la paix et la prospérité publiques.

2 Variante de la réimpression de 1 713 :

Et tel est peut-être en prison.

3 A'ariante de la réimpression de 171! :

Pour ne point faussi-r compagnie Par un trait trop brusque et soudain.

* Variante de la réimpression de 1713 : Œuvré. Variante de la réimpression de 1713 •' En cette c-jur. rimant avec : h Faux-bourg.

6 Du vieux Louvre et du Pal lutrefois

la Cour. De Bl.

42 LA CHR0N1 Ql E SCAN D \l EUSE

D'avoir la maison à la ville,

Et le jardin dans les fauxbourgs1?

Mode ou non, il passe à la monstre; Qu'importe-t-il comme il soit fait?

Quand on n'a pas tout à souhait, Il faut prendre ce qu'on rencontre.

11 en est de moindres ailleurs, Et si les prez avoient des Heurs, Les fontaines un peu d'eau claire, Quelques poissons dans les estangs, On en pourroit encore faire Un joly clos, avec le temps'2.

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