‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècleChapitre 60 sur 256 · LA CROTTE DE PARIS · texte numérisé non relu

LA CROTTE DE PARIS

Juste Ciel, voilà bien des mouches :i.

Et je suis un joly garçon !

J'en ay dessus mon polisson, Pour barbouiller cent Scaramoucb.es4.

Ha! mon habit est tout perdu !

Et je voudrois qu'il fust pendu, Ce Cocher, ce bougre incurable !

Surtout, que n'ay-je mon miroir'.' Moy qui n'ay jamais veu le Diable, Je serois ravy de me voir5.

1 Cette strophe manque dans la réimpression de 1713.

2 La crotte de Paris avait une réputation proverbiale, à cause de sa couleur, de son odeur el de ses qualités corrosive>. On appelait les écoliers de l'Université de Paris les Crottés ou Croetz de Paris.

3 C'est l'ordinaire des grandes villes d'être fort sales. Rome. Londres et Madrid ne le sont pas moins que Paris, et, en été, la boue, convertie en poussière, j esl encore plus insupportable, il n'y a que les villes de Hollande qui soient très-nettes, tant à cause des canaux qui y sont en quantité, que de la propreté des habitans, qui va souvent jusqu'à l'extrême. (De Bl.)

'< L'acteur qui remplissait alors ce rôle dans la troupe ita-

de Paris, était Tiberio Fiurelli : il passait pour le

ur mime de son temps, et il eut l'honneur de donner

des conseils, sinon des leçons à Molière. Il mourut à Paris

en 1694, âgé de quatre-vingt-sept ans.

Variantes de la réimpression de 1T13 :

Pourquoi n'ai-je point mon miroir?...

Je prendrais plaisir à te voir.

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