TOUS USE! BLE
Ce n’eal rien,
Ce n’ril rien...
LEtARINI.
C'est Parie qui s'amuse,
- La nuit comme le jonr.
Cette rumeur confuse,
Cri» joyeux, chant d'amotir...
C’est Paris qm »'n H i V|
La nuit comme le jour,
Paris s'amuse I
(le mouicnt où tout b- b, onde ta repmidro le refrain, on entrai la voit de Cabochon qui le reprend levl, (Un. la rhettiflée, et il vient débouter dan la «aile avec grand fracas.)
LES FEMMES, effrttfr*.
Qu’est- ce que c'est que ça!...
CABOCHON, le relevant.
Pardon, excuse... mes petite* dames... c’c*l que i’ai déboulé...
Vous ne vous êtes pas fait de mal? Tant mieux; à votre santé, mon brave homme 1 (u boit.)
CABOCHON
Je ne voudrais pas être en ne le rie politesse avec vous...
SAINT-FRUSQUIN
Qu’à cela ne tienne, le vin coule pour tout le inondé...
CABOCHON
A ces dames!.. Et en avant le deuxième couplet.
PETARDIN.
Vous la connaissez cette chanson?
GAEGOPILLET.
Il n’y a que les Auvergnats comme vous qui ne la connaissent pas.
CABOCHON
Un berger de Syracuse, ça commit tout.
(Jiwnd arrlv* le dimanche,
L’ouvrier dégourdi Ver» les hurnèr'g s'épancha,
Pour rev'ntr le lundi.
On boit, on »’ cogne, on »’ lape...
Ce n'est rien... ce n est rien. .
CVsl la joyeuse étape Du peuple parisien.
TOUS
Ce n'rsl rien,
Ce n’eal rien..»
cabochon.
C’est Pari* qui «'.imuic,
La nuit comme le jour.
Cette rumeur confine,
Cris joyeux, chant* d'amour.
C’est Paris qui s'.imuK...
La nuit comme le jour,
LA VOIX DE LANDRY, i U ca«t»«ad*.
Ohé! Cabochon!., attends-moi.
ANTON IA
Qu’esl-ce que c’eut que ça ?
LOUISE
Cette voix!
CABOCHON
Ne faites pas attention, c’est mon ami Landry..,
LOUISE, trouble*.
Landry!...
ANfOMA.
LOUISE
S’il me voit ici, je suis perdue...
AKTONIA.
Il faut partir... vile... vite... A demain, Louise., voir...
j'irai vous
I LANDRY, dracraUni Mr une corde « mru.lt et meUact le pied sur U fenêtre.
I Petit-on entrer?
antonia, a pan.
C est lui... (Elle jette un châle tur l« tête de Loaiae et U pouue vers U porte.) Vitel
SAINT-FRUSQUIN, s'apercevant du départ dr Louis*.
Eh ! mais, où donc va Louise ?
AKTONIA, vivetaenl
Silence... pas uu mot... ou vous la perdez... (Étonnement de
flihil rtasqaia )
Landry... lâche ta rampe... et fais ton eutrée...
LANDRY, intimidé.
Mais...
CABOCHON
F ais ton entrée, que je te dis. et viens trinquer avec de bons enfants.
sa ira- fnti aquin.
À vous ea verre, monsieur Landiy... et buvons à la ronde...
FÉTARDIN.
Oui... trinquons... trinquons tous, [Landry eh«*, u « ma we
avec tout le momie, puis arrive pré* d’ Antonia qnl m tient drtoiimêe.) LANDRY.
Vous ne voulez pas me puruiellre de trinquer avoc vous. Madame?.. (La regardant.) Mario, ma sœur... Marie!..
SA I PiT-FRUSQUIN .
Qu'avez-vous ? vous ne buvez pus?..
LANDRY, jetaut U unt qui ast ilaas m main.
Je n’ai pas soif...
PCTARDIN.
Ah!.. 11 n’est pas gai... celui-là...
cabochon.
Mais, au moins, tu ne refuseras pas de chanter ton couplet... comme les autres.
LANDRY, avec amertume.
Comment donc?., avec plaisir... friris s ‘amuse, troisième
COUplet. (Il chante en regard ast Antonia.)
Dm» sa rage impuissante De» plaisirs inconnu».
Pourvu qu'il lia a; chante Rien ne l’arrête plu».
Les larmes des familles,
Ce n'est rien... cc n’etl rien...
Pans séduit les filles...
Riex, bon Partîtes!
( Aaloiua tourbe U tl«a devant Uxdry.j TOCS.
Ce n'eil nen.
Ce n’est rien !..
REFRISE DU CHOEUR.
PETARDIN, i part.
Décidément, il a la gaieté lugubre, ce peintre-là... il faut réchauirer cela... Je vais vous en chanter uue du Sainl-Flour.
FETARDIN.
Air : Été du Corsaire noir.
Pour sa donner du ben temps,
Vive, mes enfant»,
PAINS S’AMUSE
Vit* le pays des cass’rolcs!
C'est là que les filles sont drAlai. .
L'oo n’y boit que de la piquette ;
L’on s’y jetl’ les chais’* à la U le ;
L’on n’y dans’ que la p’tit' Jeannette Et la CaUrlna.
Y on p- IL Yonp.
Mais j’ai bu le vin qu’on sirote ;
J'ai ru gigoter Papillotte,
Et J'ai trouvé que ça dénote Le cidre et la bourra.
Hou-là,
Hou !
Pour se «tonner «lu bon tempe,
Vire, mes enratits,
Paris, I' pays des gaudrioles!
C’est là que les femmes sont drôles...
C’est là. mes cnfanU,
Que les hommes sont amurautt !
LüilffiE.
Ensemble le refrain et gaiement... (ils se prennent tou parla
main et dament autour de la taMe, sauf Antonia qui rat pensive, et Landry qui la regarde. 1 !
l.AXDRY, 1a regardant.
C’est bien elle!.. {Il se Laisse tomber sur la chais* que vient de quitter Louise, trouve le mouchoir de soie «fu'ell* a oublié, sous sa main, I* regarde cl
s'écrie :) Ce mouchoir!., mais je le reconnais... c’est le mouchoir que j’ai donné à Louise... Louise... ici! ab! je saurai à quoi m’en tenir.
LÉZARINK, criant.
Vive Paris quand il s’amuse!.. (Hitm, cris, cbsuts.)