‹ Paris s'amuse comédievaudeville en trois actes, six tableaux par mm. Choler frèresChapitre 16 sur 80 · SCÈNE PHEM1ÈHE · texte numérisé non relu

SCÈNE PHEM1ÈHE

wOUlSE.

(tu lever du rideau, elle es» **ol*. en train de travailler.!

Quand je pense à tout ce qui m’est armé celte nuit, il me semble que c’est un rêve... Ce vicomte... ce souper... ces lumières... et, plus que tout cela, ce hasard qui amène Landry.,. Uli! il ne m'arrivera plus de m exposer ainsi... Pauvre Landry, d m’aime véritablement, lui... Folle que j'étais! Est-ce que je ne suis pas heureuse ici? Avec mon oiseau qui chante, avec l'idée que Landry va accourir le cœur plein d’amour? Avec «.•elle petite robe qui me rendra si jolie h ses yeux? Est-ce que ce n’est pas là le vrai plaisir?

Air : Court , mon aiguille dam la laint. (Noces dk Jeannette.) Dis la chanson, 6 ma fauvette.

Et vous, coure» gatment, ma iloigU.

Le seul vrai bonheur, je le vois.

Habile Ici, dan» ma chambrctte,

Dis ta chanson. A ma fauvette! (Aie.)

Petite robe ‘que je couds,

Voos que l'amoureux m a donnée.

Avant que vous soyei fanée,

Vous m’aurez faite encor belle pour mon époux.

Dis ta chanson, A ma fauvette, etc, etc.

(On tnppe.) 11 me Semble qu’on a frappé.

VOIX bE LE2ARIKE.

Ma voisine, y êtes-vous?

LOCItE.

C'est sans doute cette personne qui a emménagé sur mon curé depuis huit jours, et que je ne connais pas encore. (Lauùw outtt. Lerarinc parait tout* pèle.)

UuMse

Ce ne sera lieu... des crampes d’esloinac... je crois que ce i sont les Iniffes.

Tiens... mais... je vous reconnais... Est-ce que vous n’étiez pas cette nuit...

LÊZAR1NE.

Chez Bon valet.* un cràtie souper, mais indigeste... Comment savez-vous? Ab ! sabre de bois... vous en étiez aussi...

LOUISR.

Par hasard |...

LÈZARIM.

Comme moi... C’est égal... je profite delà reconnaissance., pour vous emprunter aussi un peu de sucre.

LOUISE

Certainement... (eu* r» au buffet et <■« ti« tu*- tbrîrr*.) Mais, dites, ma voisine, je ne voudrais pas qu’ou sût...

LÉZARINC.

Compris... on sera muette comme une tauebe... vous avez réfléchi depuis hier?..

LOUISE

Oui... J’ai réfléchi... et j’ai vu qu’il y a des plaisirs auxquels il ne faut pas goûter, de peur des regrets.

lâURitit.

.Moi... c'est pus ça... j’ai réfléchi., et j'ai vu qu’il n’y a que les gens qui s’amusent qui soient amusants.

LOUISE

Comment?

LtZARIKS.

Dame!., en voyant ces messieurs qui mangent des asperges en hiver... je me suis dit qu’il valait mieux dîner & leur table qu’à la mienne. Seulement il faudrait un uniforme...

LOUISE

Y pruscz-vims?

LÉZARINK.

Si s’y pense!...

Air des Afyifère* de l’Été (acte il.)

D* mes nuits c’est le rêve fidèle,

J’y pense en m’eourhant, en m’Ievant ;

J'y pente en mangeant, en buvant.

Je rêve une cxistenc' nouvelle,

Où le velours Et la dentelle

Charment mes jours. *

Quand je me metsd'vaot mon miroir D'n vu ne’ déjà je crois me voir Le dos orné d’un cachemire.

D’avnne’ j’admire De mon Jupon L’ample ballon Et le froufrou Qui m’ suit partout.

C’ n’csl pas pour rien.

Je le sais bien,

Qu’on a tout ça.

A ce jeu -là

On perd quclqn* chose;

Met* je m’expose.

Car J’ai du cœur,

Et le danger ne m’ fait pas peur.

D' mes nnits c’csl le rêve fidèle, etc.

LOUISE

Et vous ne vous dites pas : 11 y a quelqu’un qui m’aime, et à qui je ne voudrais pas faire de peiiio?

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