‹ Paris s'amuse comédievaudeville en trois actes, six tableaux par mm. Choler frèresChapitre 39 sur 80 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LOUISE, ANTOMA, SAINT-FRUSQUIN, PÊTARDIN, mm pu

U porte «le U polinodr. ffeifit-Prusqura ni m joràry ; il a un poids pmdu

il la crintur* par derrière.

SAINT-FRUSQUIN

Hé! arrivez donc, mon cher, voilà ces dames... (a Aniooia.) J’ai fait assister Pétardin à l’opération du pesage... C’est curieux, il' est-ce pas?..

PETARDIN.

Très-curieux... je n’avais jamais vu de vicomte dans une balance; mais pourquoi vous A-t-on attaché ce poids de plusieurs kilogrammes dans le dos?

SAINT-FRUSQUIN

Parce que j’étais trop léger... Quand on est trop léger, on vous complète avec ceci.

PÉTARD tN.

Bien!.. Mais quand on est trop lourd?

SAINT-FRrSQUIN.

Dame !.. quand on est trop lourd, on ne peut pas vous en ôter... (aux ri-mmet.) J’espère que ces «lames voudront bien s’intéresser à mon succès?

ANTOMA, naat.

Comment donc!., j'attache mes vœux au poids qui vous pend dans le dos.

SAINT-FRUSQUIN, à Lowiw.

Et vous, charmante Louise, ne me direz-vous pas un mot? C’est pourtant pour vous que je désirerais remporter le prix.

LOUISE

Pour moi!..

SAINT-FRUSQUIN

Oui... j’ai l’intention de le transformer en un cachemire.

ANTOMA.

Louise... venez-vous?

SAlNT-PRUSQUrN, haï à Leuiie.

Et., si vous voulez, ce soir, m’accorder un moment d'entretien... seul avec vous. . je me ferais une fête de vous l’ofrir... respectueusement

LOUISE, Mariant.

Vraiment!., vous êtes trop dangereux, monsieur «le Saint- Frusquin... D’ailleurs, vous savez qu'Antonia et moi nous ne nous quittons pas. (Elle rapproche d'ABtonJ».)

SCÈaNE V.

LES MÊMES, CORMORAN, rn jockey, torUml par U parte «V U

pdMt.

CORMORAN, A I» CMlOBxta.

Promenez le cheval... Tom.

SAINT-FRUSQUIN

Lord Cormoran... le mari de mon Anglais, fichtre !

ANTOMA.

Lord Cormoran !... ce nom...

SAINT-FRUSQUIN

Est-ce que vous OOttfez cette fois, milord?

PAUIS S’AMUSE.

CORMORAN

Oui... je mont» Quatre-Fcrs en l'Air.

SAINT-FRUSQUIN

Un nom de bon augure....

FÉTARDIN.

Pour le chirurgien... C'est égal, je vous plains, vicomte... tous qui montez Cuir-Tanné, vous perdrez.

MWT'mSQDIR.

Eh bien ! pariez-vous vingt-cinq louis contre moi?

PATaRDIN.

Vingt-cinq louis !.. je ne suis pas joueur.

SAINT-FRUSQUIN

Si vous n'étes pas joueur, soye? gentleman.

FÉTAKUIN.

Tope!

CORMORAN, tu ikomle.

Vous savez que j’ai toujours une revanche à prendre avec vous, vicomte 7

saint-frusquin.

Comment, est-ce que vous conservez toujours vos soupçons au sujet de lady Pénélope... votre femme?

CORMORAN

Si je les conservais, Goddiun !.. J’occirais vous.

SAINT-FRUSQUIN

Merci!

antonia;

Qu'avez-vous donc. Messieurs?

saint-frusquin.

C’est milord qui se met des idées dans la lêle... Tenez, Antonia, si vous roulez... je vous fais juge... quoique cela vous intéresse fort peu.

antonia.

Qui sait... cela m'intéresse peut-être beaucoup !

8AiNT-rar<<nns.

Milord a une femme charmante, lady Pénélope!

CORMORAN

Ah! non, lady Pénélope n’est pas charmante... Ennuyante, je ne dis pas.

SAINT-FRUSQUIN

Il y avait, chez lady Pénélope, il y a quelques années, une petite courturière à la journée... assez drôletie...

ANTONIA

Ah! vous la trouviez...

SAINT-FRUSQUIN

Drôlette... avec un petit nez!.. Une taillo comme la vôtre.

ANTONIA

Elle me ressemblait peut-être?

SAINT-FRUSQUIN

Oh! pas du tout... elle n’avait ni voire tournure, ni votre grâce... Bref, à force d’aller dans la maison de milord, j'avoue qu’un de mes regards daigna s’égarer sur elle... je ne sais comment.

ANTONIA, à part.

Saint-Frusquin... Ah! c'est donc lui qui m’a perdue. (n«t.) Eh bien, après ?

SAINT-FRUSQUIN

Après... Un beau matin, à l’aurore, on me vit sortir nar une fenêtre... et milord alla s’imaginer des choses criminelles et offensantes pour la vertu de son épouse.

Ab ! c'est bien invraisemblable avec un mari comme milord I

SAINT-FRUSQUIN

N’est-ce pas?

CORMORAN

Mais il ne disait pas à vous que je avais trouvé chez mon femme des lettres...

SAINT-FRUSQUIN

Sans signature I

CORMORAN

C’est vrai!.. Mais si je retrouve jamais l’écriture semblable, un coup d'épée...

ANTONIA

Mais finissez -moi donc l’histoire!

SAINT-FRUSQUIN

C’est fini.

ANTONIA

Comment, fini... et l’ouvrière, qu’est-elle devenue?

SAINT-FRUSQUIN

Je n’en sais rien!.. Mais, qu’importe... je no la reconnaîtrais seulement pas.

ANTONIA

De sorte que si, par un hasard... qui n’arrivera pas, une femme venait vous aire : Monsieur de Saint-Frusquin, votre conduite envers moi a été odieuse et inf&me... Un homme

qui calomnie une femme pauvre et faible... et c’est la calomnier que de proclamer tout haut son déshonneur... mémo quand on ne meut pas... cet homme est le dernier des lâches et mérite d’étre châtié comme tel ! (ni* ht tooche n jour <u

•on p*nt.)

SAINT-FRUSQUIN

Eh bien! Antonia... qu’est-ce qu’il vous prend donc?..

ANTONIA

Ah! pardon, cher vicomte... l'habitude de jouer la comédie, la situation l’a emporté; pardon.

SAINT-FRUSQUIN

J'accepte vos excuses. (On *onae.) Ah ! voilà la cloche... allons! en selle, milord I

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