PREMIER COUPLET
Vrai* ardties,
Équilibrée* ,
Gat* fantaisistes, - R nnt de tout;
Noire vie Doit faire envie.
Lu foui’ ravie Nous suit partout.
Si ta gymnastique, on laccurde,
Est un art partout cultivé.
Qui pourrait, d’un danseur de corde.
Dire qu’il n’ett pat bien «levé* ENSEMBLE.
(.es hommes Tort», eie.
DEUXIÈME COl'PLET.
IADAMI TfcIPET.
Vite on garde!
Ma colirh'marde Protège et garde
Noire vertu.
GAàGOUII.LKT, regardant Lettrine.
Mieux, Je présume,
Que le costume...
Car on s'enrhume St peu vêtu.
LÉZARI5I.
Il faudrait être bien sévére.
Certes, pour neoi le reprocher*
Si noire toilette est légère
C'est qu’ nous n’avons rien à cacher.
Au théâtre, au moins, vous aviez l'avantage de la rampe. LÉZARINE.
Mais par quel hasard êtes-vous ici ?
GABGOUIU.ET.
Ab! voilà, a Vous savez que j’avais emorunté sur le succès de ma pièce?
MADAME TRIPET. -
Il a été joli, votre succès!
GARGOUILLE»
Si joli, que le lendemain de la première et unique représentation, mon billet était protesté, et je devenais la proie d’un hu'sster aussi laid qu’assermenté. Je l’évitai pendant quelques jours; mais ce matin, comme je snivnistout pensif le chemin de Vincennes, je l'aperçus; il était là pour m’épier. Nous n’étions que trois sur la route, M. de Saint- Frusquin, moi et lui... j'étais perplexe... mais au moment ou nous gagnions le bois, j’eus une idée lumineuse... Mon chapeau roovahambine me trahissait; je m’approchai sou moisement de M. de Saint-Frusquin, qui paraissait inquiet de son coté, jc soulevai son chapeau de soi.-, je le coitfai du mien et faisant un crochet de lièvre, malgré ses cris, je me perdis dans le bois, ayant donné le chnnge à mon huissier, et je n.me retrouvai qu’à vos pieds, Lézarine, arec un chapeau neuf et mon ancien amour.
CABOCHON, qui |<* «ont*. poo«Mit GtrfraaMrt qui ttVtwclM.
Comme ça, jeune homme, vous avez un cheveu pour Lézanne ?
<•AMOUIU.IT.
Un cheveu, Monsieur! dites une perruque.
Cabochon, m&ne Bt vous aimez la gloire?
GARGOtltLLET.
J’en mangerais, Monsieur.
CABOCHON, ttétnr i«e.
Et la ratatouille ?..
GARGOUILLE»
J'en mangerais également. (4 p .ri.) (hi'eil-co qu'il a donc? CABOCHON, à part.
Pas fort... enfin! [H*oia F.h bien, venez... je me charize de vous, vous serez aimé, bien mis, glorieux.
GARGOUILLET.
Et nourri ?
Oui, oui, quelquefois.
LÉZARINE.
Et Voul verrez qu’il y a de bons enfants partout.
Les hommes foris, etc.
M»r.he. — lettrine. GargouiBet *t CaBwHoa «erttnl à g.oehe; Pélarfin a »ur le «Mil <fe te tenta an»! te reprÎM «U, thfmr dame »r te re-
SCBNB VI.
PÉTARDIN, P ua SAINT-FRUSQUIN.
PÉTARD1N, Ml, danvaul.
Le* homme* forts et 1rs femme* fortes...
Il parait que l’on s’amuse ici ?
SAINT-FRUSQUIN, paraltaant inquiet M Nnt de ftecUH.
Je ne vois plus personne, ils ont perdu ma trace.
PÉTARdlN, à part.
Ce n’est pas eommo dans cette tente, deux femmes oui pleurent, ça n est pas drôle. H
SAINT-PROSQUIN.
Les reeors, si c’en était, ne me poursuivront pas Jusqu'Ici.
ill a»attee à rrralou, ti heurt.- Pelardta qui a?aan au». à reoilom m emyant de faire tenir ne chant ur m mi.) Oh f MttARDIH.
Faites donc attention! (x M tmt la rhatee.) Elle allait tenir.
Saint-Frusquin !
Par quel hasard?
8AINT-FRU8QUIN.
SAINT-FRUSQUIN
| Moi, je me cache... figurez-vous que je suis poursuivi...
„ , . PÉTARDIN.
Pour dettes?
SAINT-FRUSQUIN
Oui... Comment 1« tavec-vnus? Mes créanciers, qui m’ont si bien laissé tranquille jusqu’à présent, s’avisent de remuer.
PÉTARDIN.
Vous m’étonnez.
SAINT-FRUSQUIN
Je suis sous le coud d’une prise de corps, et en venant ici U m a semblé que j étais suivi par des gens de mauvaise mine; Iteureusement qu’un filou m’a changé mon chapeau en ronte, ça me déguisait, v
urkiit.
Ah! ah! etc
PETARDIN.
U faut fuir, tous cacher...
SAlXT-FRUSQOIIf.
C'est mon intention; je vais quitter la France, mai» je ne ] partirai pas seul.
rtTAnm.
Comment?..
saint-frumîuin.
'ai reçu tine lettre d'Aulonia hier soir... je ne rentre en cz i moi que le soir., elU» se plaint «le ce qu’on ne me voit plus : , elle me dit qu'elle viendra aujouril’hui à la fêle «le Vincenne», j cl pour être plus sûre de me voir, elle ajoute qu’elle amènera Louise.
PÉTA SDIS.
Eh bien ?
SAINT-FRUSQUIN
Eli bien! ce téte-à-têt* accordé aux course» que j'ai man- >
qué par votre feule, je l’aurai ici; Louise m’ai puisqu'elle
consentait à me recevoir... Je la fascine, je l'eulève «*t vogue pour l'Ilalie.
PÉTARDIN , ha*.
Oh! le brigand! (But.) Mais vos créanciers?
SAINT-FRUSQUIN
Je leur laisse ma signai utv.
PF.TARDIN, a part.
Je suis refait de mes trente-sept franc».
SAINT-FRUSQUIN
Vous n’avez pas encore vu ces «lames?
PÉTARDIN.
Non...
SAIM-FRL^ir».
C’est pourtant bien dans celle baraque... (Rex*nUat renseigne.) Ut Lutteurs arogonais... oui, c'est ici.
PÉTARMN.
Alors elles vont venir, (a part.) Est-ce que Beeufumet, mon huissier, se serait laissé enfoncer?