‹ Paris - Salon 1883Chapitre 47 sur 51 · L'ENFANT TROUV · texte numérisé non relu

L'ENFANT TROUV

UAND on s'appelle Lt-rtx, on est prédestiné par son nom aux aventures d'opéra-comique. Tout ce qni vous arrive prend un caractère de féerie, et les scènes empruntées au courant le plus vif et le plus actuel d3 la réalité affectent tout de suite une tournure scénique. On n'attend plus que le librettiste, pour écrire les paroles, et le compositeur, pour mettre les couplets en musique. Ce que nous disons là de M. LuBix, l'artiste le pense de ses personnages, et il les traite comme la Fortune, en pareil cas, l'aurait traité lui-mômc.

Le héros de son tableau trouve un enfant ; mais il ne le trouve pas tout simplement au milieu de la rue, ou bien au coin d'une borne, ainsi que la chose aurait pu nous arriver, à vous et à moi. — Non ! le pauvre petit ôtrc a été abandonné à la porte d'un bal masqué, — Y Edcn-Théâlrc -peut-ètvc, ou le Skathifi-Palacc — et c'est on Pierrot que s'est habillé le monsieur qui le recueille. Heureusement qu'il a sa Pierrette auprès de lui, et que, s'ils ont la bonne idée de faire procéder au baptême dès qu'il fera jour, le parrain aura la marraine sous la main.

Le tableau est d'un joli arrangement, plein d'amu>;nnts détails. On sent que ces amis des plaisirs, lie sont pas (le mauvais cœurs, etquelc petit être (|iii vagit en ce moment dans leurs bras aura autnnt di'pêi'os qu'il en voudra.

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