L'AUTOMNE
E ne crains point que l'on m'accuse de flatterie si je déclare ici que le tableau de M. Dayid-Balay, intitulé l'Aatoiunc, est un des plusjolis paysages du Salon. Nous sommes heureux de le reproduire ici.
Quand je dis paysage, entendons-nous! c'est un paysage composé, où il y a un peu de tout : de l'eau, des bois, de rarcliitecture et des personnages. Mettons que c'est un tableau de genre, et ne chicanons point pour un sous-titre.
C'est l'Automne, dit le livret. Je ycux bien le croire ; mais c'est l'automne commençant, dorant les arbres et no les dépouillant point. Bien que
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très rempli, le tableau paraît immense ; ce qu'il faut attribuer, selon moi, à l'habile distribution des grandes masses, au fond et sur les côtés de de la composition ; tandis que le centre reste libre.
A gauche, à l'angle extrême de la terrasse d'un château, dont la balustrade ajourée domine un beau lac paisible, une femme est accoudée, rêveuse et charmante, — une jeune mère, sans doute, — couvant de l'œil, un groupe — une grappe — un bouquet — de beaux enfants, qui passent dans une barque, conduite, en guise de rameur, par une belle jeune fille, habile à manier l'aviron. Tous les détails de cette jolie scène, fort bien peints, sont vraiment délicieux, et l'ensemble est aimable et doux, comme la plus belle page du livre de la vie heureuse.
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