‹ Paris-Salon (volume 3)Chapitre 30 sur 59 · FOUBERT · texte numérisé non relu

FOUBERT

il fit galamment son devoir, nous le voyons en 1873 achevant son congé à Bayonne. Il eut le bonheur d'y rencontrer un homme de cœur et de talent, Achille Zo, qui lui donna de précieux conseils. C'est près de lui, à l'école municipale de peinture et de dessin, qu'il passe toutes les heures de liberté que lui laissent les exigences du service. Des progrès réels récompensent ses efforts. Libéré, à l'expiration du temps réglementaire, il est envoyé par Achille Zo chez le plus illustre des enfants de Bayonne, chez celui qui a déjà mis tant de jeunes gens sur la route <1rî la gloire et de la fortune, chez Léon Bonnat.

Au contact d'un tel maître, l'élève redouble d'ardeur. Il expose un Saint Jean-Baptiste dans le désert, que la critique remarque et signale. En 1879, le Faune et les Nymphes lui valent une mention honorable, et, l'année suivante, le Satyre latine par les nymphes lui mérite une médaille. A partir de ce moment, l'antiquité l'a conquis. C'est encore des Satyres qu'il expose cette année; mais des satyres hospitaliers, revus par La Fontaine, offrant au passant le fameux potage que vous savez. Jolie composition, avec de fines études de nu.

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