‹ Paris-Salon (volume 3)Chapitre 33 sur 59 · HENRI GERVEX · texte numérisé non relu

HENRI GERVEX

avec ses œuvres antérieures le contraste le plus piquant et le plus complet.

Nous sommes au bord des bassins de la Villette, c'est-à-dire au centre même le plus actif et le plus ardent de ce rude travail dudébardage des charbons, où les forls trouvent le moyen — assez rare dans notre existence moderne — de faire des effets de torse, de biceps et de deltoïde.

C'était une occasion qu'il fallait saisir, et M. Gervex n'était pas homme à la laisser échapper. Il s'est souvenu qu'il avait le charme : il a voulu prouver qu'il avait aussi la puissance. Il y a là un beau mouvement, singulièrement animé, — non tumultueux, mais ordonné et réglé,- du chantier en travail ; un va-et-vient d'hommes et de chevaux, de bateaux et de voitures, de camions et de barils, qui vous donne l'illusion de la réalité même. C'est la mise enjeu curieuse d'un de ces Organes de Paris si bien décrits par Maxime du Camp, et que M. Gervex nous raconte à son tour avec le pinceau, en accentuant la note pittoresque, ce qui est son droit et son devoir de peintre. En somme, fort belle œuvre décorative.

ooooo

DE GESNE

Page 1