K.KUU
tivement les expositions depuis plusieurs années déjà; mais je crois remplir un devoir de concience, en l'accentuant davantage encore, en présence de l'effort vraiment digne d'éloges qu'il vient de tenter au Salon de 1882.
Ne retrouvez-vous point, comme moi, un souvenir, et comme un reflet de la grandeur romaine, dans ce beau groupe si bien rythmé, aux lignes si harmonieuses et si correctes dans leur austérité même, qui nous montre Symphrosine amenant à l'empereur Hadrien les enfants pour lesquels sa fierté de matrone ne craint point d'invoquer la clémence souveraine?
La mère de famille nous apparaît ici dans toute la majesté que les XII-Tables avaient su donner à l'épouse des justes noces, à la digne compagne de l'homme, à celle qu'il avait choisie pour son associée dans toutes les choses divines et humaines. Ces enfants, malgré leur jeune âge, annoncent déjà la mâle énergie qui fait les héros. Ceux-là aussi ont sucé le lait de la louve. Le tableau de M. Krug n'est point de ceux qui laissent le public indifférent, et la critique lui doit un salut.