‹ Paris-Salon (volume 3)Chapitre 49 sur 59 · PRIOUX · texte numérisé non relu

PRIOUX

Pour M. Louis Prioux, c'est une mère allaitant son enfant. Je ne demande pas mieux, si l'artiste a trouvé là le sujet d'un beau tableau.

Nous sommes aux champs, à l'orée d'une riche métairie; la vache rumine sous les grands arbres, les poules picorent dans l'herbe haute, et les brebis bêlent derrière la claie de leurs parcs mobiles. Sur le devant du tableau, une jeune femme, la fermière sans doute, la maîtresse de ces biens, assise sur la plus rustique des brouettes, sourit à son enfant, et lui montre le sein gonflé ou bientôt il va trouver la douce nourriture. Tout cela est à la fois très simple, très large et très vigoureux. Le type de la paysanne est heureux, beau dans son genre, et si, en voyant son enfant, on n'est pas tenté de lui chanter, comme le lieutenant de la Dame blanche :

Ah ! combien je regrette De ne pouvoir être que son parrain!

au moins serait-on charmé de la donner pour nourrice au baby de quelque Parisienne charmante, adorable.... mais anémique, comme elles sont toutes ou presque toutes!!!

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