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Paris-Salon

^^^^ A création inattendue d'un Salon TRIENNAL ost uu fait dout l'ioiportance artistique ne saurait échapper à personne.

En principe, nous avons été, et nous sommes toujours, un partisan convaincu et ardent du Salon annuel confié aux seuls artistes. Nous avons trouvé bon qu'on leur laissât le soin d'organiser leurs expositions, d'en régler eux-mêmes les conditions, de rester les maîtres d'admettre ou de refuser les œuvres présentées, et de distribuer à leur gré les encouragements et les récompenses, depuis la médaille d'honneur et le prix du Salon jusqu'à la plus modeste des mentions.

VlII PREFACE

Ces Salons, dus à la seule initiative des artistes, on sait de quelle faveur nous les avons toujours entourés. Le Paris-Salon leur consacre chaque année deux volumes. On conviendra qu'il lui serait difficile de faire plus.

Nous devons avouer, cependant, que cette première tentative de self-f/overnment — comme on dit de l'autre côté du détroit — n'a pas réalisé toutes les espérances qu'elle avait fait concevoir. La république artistiipie a , comme beaucoup d'autres démocraties, ses dissidents et ses opposants. Les opérations du jury librement élu ont été l'objet de critiques toujours assez vives et parfois assez justes. On a pu lui reprocher des refus assez inexplicables, et des réceptions qui l'étaient plus encore . La distribution des récompenses, tâche ardue, toujours pleine de difficultés et de périls, n'a jamais cessé d'être l'occasion de contentions âpres et de récriminations violentes. Le népotisme, cette plaie de tous les pouvoirs ab.volus. a joué un rôle trop prépondi'u'ant dans les c(jnseils de ces maîti'cs d'un jour. Il y a eu des échau^-es peu (liliaiits de casse et de .seué. Ceux fjui n'avaient ni parents ni amis dans i'Aréopai.ye

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