ENFANTS DE BISKRA
\BiiiEL Feruieh, à (|ui 1g travail doit sembler bien facile aujourd'hui, à côté de la jeune et charmante femme qui l'inspire, s'est fait promptement une place et un nom dans la glorieuse pléiade des jeunes artistes contemporains. Grand prix de Rome, il était encore pensionnaire de la villa Médicis, et déjà, grâce à ses envois au Salox, signalés par la critique, et justement applaudis par le public, il sortait des rangs et devenait quelqu'un, à l'âge où c'est à peine si tant d'autres sont quelque chose. Nature singuHèrement en éveil, esprit difficile à contenter, quand il regarde ses propres œuvres ;
10 G A B ni E I- > E r. R I E U
infatigable chercheur, à qui le hicn ne suffit pas, parce qn il est toujours à la poursuite du mieux, Gabriel Ferrier s'est déjà projeté dans les directions les plus diverses, laissant partout sa trace. Il a eu de belles envolées vers l'idéalité du monde grec.
Plus tard, le monde chrétien, à son tour, attira puissamment l'artiste, et nous eûmes un Christ à la colonne, d'un pathéthique très saisissant.
Une autre année, c'était l'allégorie gracieuse et fraîche du Printemps, qui s'avançait à travers nos campagnes reverdies, en jetant des Heurs aux passants et des chansons aux échos.
Aujourd'hui, l'artiste, qui semble vouloir transformer quelque peu sa manière, et serrer la réalité de plus près, nous transporte sur la terre d'Afrique — à Biskra — c'est-ii-dire au sud de nos possessions algériennes. En face de cette énergique nature, M. Gabriel Ferrier fait vibrer, dans un tableau tout à fait remarquable, où le type des jeunes Arabes est reproduit avec une. lidi'lité frappante et parlante, une note vigoureuse, ({ue nous ne connaissions jtoint encore, mais (pic nous aimons déjà.
»)> •*» »)i^ 11'» 1|(» •V' •M'' *îr ''l" *¥• 1i^ 11'' '11'' '^C ''i" 'W' 'V' "V* '*' "V* «V»
MOSLER