TOU DOUZE
ne se fait pas scrupule, au besoin, d'introduire un peu de fantaisie dans la toilette de ses héroïnes — s'il lui semble que cette fantaisie soit seyante, et qu'elle leur aille bien à ses héros — et surtout à ses héroïnes.
Nous reproduisions dans un de nos derniers volumes du Paius-Salon, \m plafond mythologique conforme aux; traditions de la peinture décorative, telle qu'elle est acceptée parles maîtres de cet art facile et brillant. x\ujourd'liui, avec ï Amazone, l'artiste nous lance dans le domaine de l'imag-ination. D'où vient-elle? qui est-elle, cette vaillante, aux manches tailladées, qui porte avec tant d'aisance et de crânerie le petit chapeau à bords étroits, posé sur le côté de sa tète mutine, sans ])lume et sans voile ? L'ensemble des costumes nous fait songer à la Renaissance; mais l'artiste a dû le modifier quel({ue yon. (^lu'importc s'il laisse toute sa valeur à sa pi(piant(^ d'ivitiou ? .l'aime ])(>auc(>upsa petite tète, lin(\ diMicate et mignonne. Mmltiinc, qui sait? c'est peut-être iitnh'nioisc'Ue ! un peu fatiguée de sa course, se repose, étendue sur im l)anc, regardant la ])laucli(' liacpienéc sur laquelle, elle va bientôt chevaucher.
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