‹ Paris-Salon (volume 4)Chapitre 37 sur 45 · CASANOVA (M · texte numérisé non relu

CASANOVA (M

du saint cvcqiie dos Croisades, ils n'usent [xjint uniquement de la massue, avec laquelle on assomme les gens sans les faire saigner, ce qui peut se faire sans encourir le mécontentement de notre mère la sainte Eglise, laquelle, comme on sait, a toujours eu horreur du sang : Ecclcsia ahhorret sanguine !

Quoi qu'il en soit de ces théories, je reconnais bien volontiers que M. Casanova n'a point à s'en préoccuper: il estartiste,et,àce titre, le monde lui appartient. Il est libre de choisira son gré le sujet de son tableau; du moment où le tableau est bon nous n'avons plus rien à lui demander. Or, le tableau des Moines guerriers est pittoresque au premier chef; donc tout est bien qui finit bien !

Le grand moine rasé, joufflu, gros et gras, qui occupe le centre de la composition, une croix gigantesque sur son épaule droite, la main gauche appuyée sur le pommeau de son épée, est un Porthos en froc des mieux réussis. Ses deux acolytes, dont l'un fourbit son arquebuse, pendant que l'autre examine le casque d'un ennemi mort sont très curieux d'expression, et d'une facture excellente.

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