‹ Paris-Salon (volume 5)Chapitre 10 sur 55 · L'ANDANTE · texte numérisé non relu

L'ANDANTE

^DMTEATEUR intelligent da passé dans ce qu'il '^ a de grandiose et d'élégant, Escalier recherche surtout les siècles qui lui permettent de déployer les pompeuses richesses de sa palette. Très épris de la beauté humaine, il ne nous montre dans ses tableaux que les types les plus nobles de notre espèce, frappée, hélas ! d'une trop évidente décadence : il les cherche partout, et, quand il les a trouvés, il les rehausse de tout le prestige de l'entourage et de la mise en scène . Les belles époques de Louis XIII, de Louis XIV et de la Renaissance n'ont pas de secrets pour lui, et il sera pour nous un guide également sûr dans les galeries de Versailles, au lever du Grand Roi ; chez Marion de Lorme, le soir oii la belle reçoit les raffinés de la Ville et de la Cour, ou dans les somptueux châteaux des Valois, à Chenonccaux, à Blois ou à Chambord. Tout à la fois peintre et

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architecte, il place toujours les belles scènes de la vie brillante et mondaine qu'il reproduit dans des milieux singulièrement'pittoresques. On dirait qu'il bâtit des palais pour avoir le plaisir très délicat de les reproduire dans ses tableaux.

Nulle part peut-être il n'a su faire vibrer la note décorative qui est la sienne, avec plus de justesse et d'éclat que dans cette aubade aérienne, qui s'appelle VAndante, donnée à des spectateurs invisibles par une petite troupe de musiciens en tenue de gala, et arrangés en beaux groupes sur le balcon d'une aristocratique demeure. A voir, et à revoir !

gaooooooooooooon<yK>»~''^'"'"'^^«^«'°°°°°°°^^

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