BÉRAUD
Cela s'appelle les Fous, et jamais titre ne fut mieux justifié.
Nous sommes dans un de ces somptueux asiles , comme il s'en rencontre trois ou quatre autour de Paris, chez le docteur Blanche, à Passy ; chez le docteur Lhuis, à Ivry^ ou dans le royal Charenton; refuges ouverts à la misère dorée des riches, villas magnifiques entourées de jardins princiers, cadres créés par nos pères pour le bon-
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I'A.R.IS-S.A.IjOIT
heur, et qui ne renferment aujourd'hui que les plus lamentables infortunes.
Jean Béuaud, qui met au service d'un esprit très observateur et très sagace, un pinceau aussi net et aussi implacable qu'an scalpel, a passé en revue toutes les variétés de la foKe inoffensive. Il a laissé, grâce à Dieii, les agités et les furieux dans leurs cabanons. Mais que de types à la fois tristes et curieux s'offrent encore à lui et à nous ! le gai et le désespéré; l'ambitieux et le désabusé ; l'homme politique qui fait des discours comme à la Chambre; le philosoi)lie qui réfléchit, les deux bras croisés gravement sur sa poitrine; et le manœuvre volontaire qui passe sa vie à rouler une brouette sur le sable des allées. Tout cela § est vu par un œil clair, et rendu par une main ^ habile. Triste, mais intéressant au derniei- point.
On ne peut pas toujours rire !
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