‹ Paris-Salon (volume 5)Chapitre 29 sur 55 · LE LAVABO A L'ÉCOLE MATERNELLE · texte numérisé non relu

LE LAVABO A L'ÉCOLE MATERNELLE

^.bliES scènes do la vie enfantine af^-rèent tout '^■^ particulièrement a M. Geoffroy, et vous ne sauriez lui faire un plus grand plaisir qu'en lui confiant l'illustration des œuvres innocentes de feu Beiquin, dit l'ami du jeune âge. Ces goûts sont d'un cœur pur et d'une belle âme, et, depuis Jésus le doux maître, qui disait: « Laissez venir à moi les petits enfants ! » toutes les natures qui ont renfermé en elles-mêmes quelque chose de cette sympathie générale et de ce dévouement à tout ce qui est faible, petit et souffrant, que Shakespeare appelle quelque part le lait de la tendresse humaine — (the milk of human kindness), — ont éprouvé pour l'enfance un intérêt sérieux et vrai. Après tout, les enfants, c'est le printemps de l'année, et l'espoir de la patrie, qui les tient en réserve pour nous remplacer, nous autres, le jour où nous aurons fait le plongeon final — et fatal.

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I II y aura donc, uous en sommes certains

I d'avance, foule nombreuse 'et ravie, dans les

I galeries de l'Exposition, devant le tableau de

I M. GeoflProy,- très bien exécuté, et dans une donnée

I absolument agréable.

I Nous sommes dans la grande salle de TiicoLE

I MATERNELLE et Ics cnfauts , ' couduits par de

I jeunes -et gracieuses surveillantes, s'approchent

I de la Vasqùë oii l'on va, par petits groupes,

;■ tremper ses menottes et laver sa frimousse. L'en-

V fance n'a.pas le fanatisme de la propreté, et cette

^ opération, pour nécessaire qu'elle soit, n'est pas

î attrayante pour tout le monde. On y va pourtant

ï parce- qu'il- y faut aller; mais avec de petites

i mines ' contrites et déconfites, les plus réjouis-

i santés duinonde pour ceux que les regardent.

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