A LA BAÏONNETTE
J||algré tout ! n'ont-ils pas le droit de prendre cette fière devise les braves qui, leurs munitions épuisées après le long* combat, mais aussi vigoureux et non moins énergiques qu'à la première heure, se précipitent contre des murailles qui vomissent la mitraille et I'oIdus, en poussant ce cri tout français, et qui fut si souvent un cri de victoire, quand la fortune ne nous avait point encore trahis : a la baïonnette !
Ce tableau, d'une si fière allure, et, en même temps, d'une touche si franche, si vigoureuse et si large, que signeraient des deux mains et Detaille et de Neuville , dans lequel Desjaiidins- Beaumetz semble avoir mis toute son ûme, représente, dans toute sa grandeur et dans toute sou horreur, cette chose terrible qui s'appelle le fait i de guerre. C'est regorgement sans trêve ni §
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F.A.H.IS-SA.IJOIT
merci'; c'est la fureur meurtrière arrivée à son paroxysme ; c'est la mort donnée sans pitié et reçue sans crainte ; c'est l'ivresse guerrière puisée dans le sang, et dont le sang lui-même n'apaise point l'inextinguible soif.
Ce ne sont point là des œuvres de petite maîtresse; on ne les doit point rechercher pour l'ornement des boudoirs capitonnés de peluche, et j'avoue moi-même que si j'étais le maître heureux de la toile de M. Beaumetz ce n'est pas elle que je regarderais le matin dans le but de m'assurer des idées riantes pour le reste de la journée.
Je n'en rends pas moins une entière justice à la grande somme de talent dépensé par le jeune artiste, à la puissance de sa mise en scène, et à la facilité brillante d'une exécution enlevée haut la main.
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FA-R-IS-SAHiOlsr
ROOHEGROSSE