‹ Paris-salonChapitre 15 sur 27 · GEORGES GAIN · texte numérisé non relu

GEORGES GAIN

La Nouvelle acquisition

^^'actede d'Une Barricade en 1830, d'Une Noce ''^ sous le Directoire, de La Présentation de Lord Byron à la comtesse Guiccioli, et de tant d'autres toiles qui ont captivé tour à tour la faveur du public, nous donne encore anjourd'hui, avec le tableau qu'il intitule La Nouvelle Acquisition, une de ces compoeitions où il excelle, et que l'on pourrait citer comme de vérîtablea modèles du tableau de genre très mondain, très high-life et très recherché. Il y a là une vingtaine de personnages ; c'est beaucoup pour un tableau de genre ; on ne trouve pas que ce soit trop, tant ils semblent à l'aise, dans des poses d'un naturel parfait, faisant bien ce qu'ils font, et

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formant, au gré du peintre, tantôt des ensembles et tantôt des apartés qui concourent fort heureusement à l'effet général de l'œuvre bien venue.

Bu reste, c'est un mérite qu'il faut reconnaître à M. Georges Gain : soit qu'il choisisse pour théâtre de 1

son action un salon particulier ou une place publique, ici ou là, il excelle à faire manœuvrer les foules. Dans la Nouvelle Acquisitioriy comme dans la Présentation chez la Guiccioliy c'est avec un rare bonheur qu'il fait vibrer la note élégante et aristocratique.

Ici, nous sommes dans les appartements de réception d'un hôtel, ou plutôt d'un palais, dont la lignegénérale accuse la Reniaissance, mais où les costumes des personnages nous ramènent à la fin de l'Empire ou aux premiers jours de la Restauration. Prélats, généraux, diplomates, marquises et duchesses se groupent harmonieusement autour d'un tableau — sans se douter qu'eux-mêmes en forment un autre, et des mieux réussis.

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