‹ Paris-salonChapitre 16 sur 27 · M'"* CONSUELO FOULD · texte numérisé non relu

M'"* CONSUELO FOULD

Marchande de Fleurs

LOKDRES

^l'ou venez-vous, Mademoiselle ? Sous quels cieux élran- ^(gere avez-voua promené votre brillante jouncase ? L'an passé, ft pareille époque, vous faisiez, je crois, l'école buissonnière, et l'auteur du Paeis-Salok ne savait que répondre à ses lecteurs qui vous aiment, quand ils venaient lui demander pourquoi il ne leur donnait pas quelques

uns de ces types populaires, que vous transportez si habilement de la place publique dans vos cadres ?

Mais tout est bien qui finit bien ; Vous voilà revenue. C'est le moment de fêter le retour de TEnfant Prodigue, et je vais faire venir de mes prairies normandes, un jeune veau gras, à moins que vous ne préfériez un petit agneau pascal.

Mademoiselle Fguld-Stirbky, qui porte un nom de princesse avec la grâce facile d'une fille bien née, se sent attirée, — artistiquement parlant -- par les types populaires. Elle les cherche partout ; mais cette chasseresse de modèles, qui remplace le carquois par une palette et les flèches de Diane par des pinceaux, ne rentre jamais bredouille. Je ne me souviens pas de lui avoir vu faire buisson creux. "',

C'est un bien joli type, très vivant et très pittoresque, peint d'une main sûre, ferme et légère, qu'elle nous rapporte aujourd'hui de l'autre rive de la Manche.

Le rire aux lèvres — un rire qui montre ses dents blanches — l'éclair dans l'œil, le geste hardi, cette bouquetière de Regent'ft Street ou de Piccadilly semble nous offrir, avec ses fleurs, sa jeunesse et sa beauté. Il y a marchand t

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