FORBACH
,os lecteurs voudront bien nous rendre cette justice que, dans notre Paris-Salon de 1892, nous n'avons pas abusé du tableau militaire. Â notre époque chacun est soldat, c'est chose entendue, et, quand Theure est venue, nous devons tous à la patrie le sacrifice de notre vie, si elle le réclame. Mais, par cela même que TEurope moderne n'est plus qu'un vaste camp retranché, et que Ton n'entend partout qu'un bruit d'armes, la guerre nJest plus un but, elle n'est qu'un moyen. Il faut la faire vite — quand le besoin s'en fait sentir — et passer aussitôt à un autre exercice.
Il semble que nos peintres l'ont bien compris ; car le tableau de bataille semble tenir moins de place qu'autrefois dans leurs préoccupations.
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Ce n'est pas dire que le fait de guerre soit complète- ]
ment banni de nos ateliers. Ce serait fâcheux en vente, et nous serions des premiers à Vj rappeler. Il donne parfois à l'énergie humaine l'occasion de se développer d'une façon sublime, et d'atteindre les hauteurs de l'héroïsme .
Je n'en veux d'autre preuve que le tableau de M. Blocii, et les dernières cartouches brûlées par cette poignée d'in- ^'
trépides et de vaillants, si bien faits pour sauver Thon- I
neur du drapeau, à l'heure même des suprêmes défaites.
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