GUILLON
Adieu
^îf*'AMOnE est plus fort que la Mort !
^" Qui donc l'a dit, ce mot protond, consolant et doux, qui semble promettre l'éternité au plm puissant des si'ntimcnts humains ?
C'est la Bible.' Le Livre des Livres —celui dont, pour les croyants, chaque parole a été inspirée par l'^sprit- Saint, source de l'infaillible vàrité.
Ils le Bavent bien les deui que M. Ae.kbbd liuiLLON, nous montre, priHs à sombrer dans l'iinmensumble abtmc, misérables épaves d'un grand naufrage, tristes jouets de
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la tempête, et dont le dernier souffle va s'exhaler dans un baiser d'amour.
La scène est grandiose et terrible, poignante, pathétique au premier chef. La tempête est déchaînée ; le vent fait rage ; le ciel est impitoyable, la mer soulevée jusque dans ses plus intimes profondeurs.
Les débris d'un navire fracassé roulent pêle-mêle sur les flots démontés. Passagers et matelots tout a disparu dans l'universelle ruine. Seules deux créatures humaines survivent encore — un homme et une femme — que soutient, pour un moment, à la surface de l'Océan bouleversé, la carène du vaisseau désemparé. Tous deux vont périr. Mais, avant de disparaître dans l'éternelle nuit, oublieux de la vie et de la mort, ils échangent leurs âmes dans une suprême étreinte ! Très saisissant ce drame intime et terrible.
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