‹ Paris-salonChapitre 9 sur 27 · CHARPIN · texte numérisé non relu

CHARPIN

Le Gaé

(SOUVESIR DE POLOGNE)

®Ma. Polofîne a tenu plus de place dans l'histoire de ïy l'Europe que sa carte n'ea tient dans l'Atlas de notre géographie. Mais cet ancien royaume du Slavus sallans n'en a pas moins toute la diversité d'aapcct d'un grand pays. Du côté de l'Allemagne, de vastes plaines, monotODCB comme la steppe infinie, entrecoupées çà et là de

bouquets d'arbres verts ; du côté de l'Est, les forêts profondes où l'on entend, la nuit, hurler la faim des loups.

Vers le Nord, dans la direction de la Baltique et de la Finlande, s'étendent les vastes marais et les vaintiS pâtures.

C'est la lisière d'un de ces marais interminables que nous montre M, Chaepin dans le tableau qu'il intitule le Guéf souvenir de Pologne.

Le paysage est grandiose, austère, et souverainement mélancolique, par cette nuit tombante.

A gauche, un bouquet de grands arbres, d'une végétation puissante et superbe, formant repoussoir. En face du spectateur, l'horizon sans bornes, la plaine liquide, immense,, le marais. Au premier plan deux vaches et un veau, sous, la garde d'un chien au poil rude, auquel je ne voudrais. pas essayer de ravir son trésor beuglant.

Cette petite scène, plus impressionnante que je ne sau-. rais le dire, est rendue avec une très réelle puissance, et elle nous donne un je ne sais quoi de nouveau, qu'on n'a, pas encore vu, et comme a dit le poète :

« 11 nous faut du Nouveau — n'en fut-il plus au monde ! y^

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