‹ Paris-salonChapitre 10 sur 27 · THERESE DE CHAMP-RENAUD · texte numérisé non relu

THERESE DE CHAMP-RENAUD

Quiétude

^^'anhéb expirante penche sur eon déclin. C'est le mo- ^ ment deB fenitleB qni tombent; c'est l'henre du boia mort.

Aa pied d'nn vienz mnr de mstiqne appareil, dont les pierres mal jointes sont retenues pai les crampons naturels qne jettent de tontes parts, autour de leurs blocs mal dégrossis, les racines tortueuses et tordues des grands arbres

couronnent son sommet abrupt, nous apercevons deux femmes.

L'une, quelque sœur ou quelque amie, est à demi couchée sur la terre nue. L'autre, une jeune mère, sans doute» est assise sur une brassée de rameaux dépouillés, divan naturel et peu rembourré, mais sur lequel, pourtant, elle a l'air de se trouver à son aise, parce qu'elle tient son enfant dans ses bras, et qu'avec son enfant une mère est bien partout.

Quiétude ! dit l'artiste. Je le veux bien, car tout le monde est tranquille dans ce tableau, où personne ne fait de bruit, où personne ne se donne le moindre mouvement. Ni la mère, absorbée dans la contemplation du bébé ; ni le bébé lui-même qui se désaltère aux sources de la vie ; ni l'autre femme qui regarde la petite scène, fihale et maternelle tout à la fois, en se disant que bientôt, à son tour, elle tendra aussi à quelque nouveau né sa mamelle féconde et gonflée. Oui, c'est bien la paix, telle qu'on peut la goûter loin du monde, quand rien ne vient troubler la monotonie des jours égaux et pareils.

Les mondaines qui font cinq toilettes par jour, trouveront peut-être cette quiétude un peu trop profonde, mais on ne demande pas leur avis.

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