II
c 5. Impôt au profit de TÉtat, sous le titre de droit de détail, quand le vin est vendu par les déliitants ;
c 6. Impôt au profit de l'État, sous le nom de licence, payable par le marchand en gros, qui a droit d'entrepôt ;
« 7. Impôt au profit de l'État , sous le nom de licence, payable par les débitants, pour droit d'entrepôt ;
a 8. Impôt au profit de TÉtat, sous le nom de licence, payable par le propriétaire qui veut vendre son vin en détail ;
c 9. Im()ôt au profit de TÊtat, sous le nom de licence, payable par le marchand distillateur ;
c 10. Impôt au profit de l'État, sous le nom de licence, payable par le propriétaire qui veut mettre dans son vin une quantité d'eau-de-vie pour composer des rogommes ;
cil. Impôt au profit de l'État, sous le titre de droit d*enfrée, payable pour le vin qu'on introduit dans les villes;
c 12. Impôt au profit de TÉtat, sons le titre de navigation, loi*S(pie le vin e>t transi)orté sur des rivières, même lors<]u'elles ne sont navigables qu'au moment de la fonte des neiges ;
a 13. Impôt au profit de l'État, sous le même titre, droit de navigation sur les canaux où le vin* est taxé plus haut qu'aucune autre espèce do marchandises ;
a 14. Impôt au profit de l'État, sous le titre de décime de guerre, qui accroît d'un dixième la plus grande partie des treize impôts précédents ;
« 15. Impôt au profit des villes, sous le titre d'octroi ;
a 16. Impôt au profit des habitants de certaines villes qui, par des perceptions à leurs barrières, sur les vins, s'afiranchissent en totalité ou en partie de leurs contributions personnelles et mubilicres. »
PIÈGES JDSTlFIGiTIYËS.
4ol
RUMËRO 2
Prix dn seller de firoment compara à lAYalear do
d'argent pur.
Setier
Prix du marc
de froment.
d'argent pur.
DéoouTerte de l'Amérique.
Décadence de louis XIY.
Extrait du travail de M. Moniveran : Tableau de$ vanattoni du aelier de ^f ornent depuis 1515 jusqu'en 1835.
451 PIÈGES JUSTiFiCATiYBL
RUMtaO S
Ce joyeux séjour des plus agréables difertissemeDts oifire, eo de très-grandes montres pleines de trésors inestimables, toutes les espèces les plus diverses de joyaoi réunis dans la maison dite les Halles des Champeaux. Là, si vous en avei le désir et les moyens, vous pourrez acheter tous les genres d'ornements que rindustrie la plus exercée, l'esprit le plus inventif se hâtent d'imaginer pour combler tous vos désirs. Vouloir décrire, dans leurs détails, toutes les spécialités que renferment ces genres, ce serait allonger cet ouvrage et lui donner une longueur telle, qu'elle ferait nsdtre Tennui dans Tâme du lecteur, et lui montrerait combien l'auteur s'oublie quand il cherche des choses impossiUes. Je ne veux pas toutefois omettre entièrement de dire que, dans quelques endroits des parties inférieures de œ marché , et pour ainsi dire sous des amas , des monceaux d'autres marchandises, se trouvent des draps plus beaux les uns que les autres ; dans d'autres, de superbes pelisses, les unes faites de peaux de bétes, les autres d'étoffes de soie, d'autres enfin composées de matières délicates et étrangères, dont j'avoue ne pas connaître les noms latins. Dans la partie supérieure de l'édifice, qui forme comme une rue d'une étonnante longueur, sont exposés tous les objets qui sorvent à parer les différentes parties du corps humain : pour la tète, des couronnes, des tresses, des bonnets; des peignes d'ivoire pour les cheveux, des miroirs pour se regarder, des ceintures pour les reins, des bourses pour suspendre au côté, des gants pour les
mains, des colliers pour la poitrine, et autres choses de ce genre, que je ne puis citer, plutôt à cause de la pénurie des mots latins que faute de les avoir bien vues. Mais, pour que les splendeurs sans nombre de ces brillants objets, dont les variétés et le nombre infini s'opposent à une description complète et détaillée, puissent du moins être effleurées dans un ensemble superficiel, laissez-moi vous parler ainsi : dans ces lieux d'exposition, les regards des promeneurs voient sourire à leurs yeux tant de décorations pour les divertissements des noces et pour les grandes fêtes, qu'après avoir parcouru à demi une rangée, un désir impétueux les porte vers Tautre, et qu'après avoir traversé toute la longueur, une insatiable ardeur de renouveler ce plaisir, non pas une fois ni deux, mais comme indéfiniment, en reprenant au commencement, leur ferait recommencer Texcursion, s'ils voulaient en croire leur désir.
(Jean de Jeandon ; extrait du Traclatus de lauiibus parisim.)
PIÈGES JUSTIFICATITES.
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