‹ Paris sous la commune--18 mars au 28 mai--Chapitre 25 sur 124 · DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE

Paris, 2 avril 1871, 5 h. 30 m. du soir:

Place à commission exécutive.

Bergeret lui-même est à Neuilly. D'après rapport, le feu de l'ennemi a cessé. Esprit des troupes excellent. Soldats de ligne arrivent tous et déclarent que, sauf les officiers supérieurs, personne ne veut se battre. Colonel de gendarmerie qui attaquait, tué.

Le colonel chef d'état-major, HENRY.

Une pension de jeunes filles, qui sortait de l'église de Neuilly, a été littéralement hachée par la mitraille des soldats de MM. Favre et Thiers.

IL y avait du sang, et pourtant l'on s’est amusé du « Bergeret lui-même. » L'Officiel le supprima dans son édition du lendemain.

La Commune n’a que peu de décrets. Elle décide que vu les démissions de dix-huit de ses membres et l'option de quelques autres, nommés dans plusieurs arrondissements, les électeurs seront appelés le 5 avril à compléter le Conseil communal de Paris.

La Commune rend aussi le décret suivant :

4o Le titre et les fonctions de général en chef sont supprimés. |

20 Le citoyen Brunel est mis en disponibilité ;

3 Le citoyen Eudes est délégué à la guerre, Bergeret à l'état-major de la garde nationale, et Duval au commandement militaire de l’ex-préfecturé de police.

Paris, le 1er avril 1871.

La commission exécutive :

Général Euves, Félix Pyar, G. TripoN, général Jules Bercener, Lerrancais, E. Duvaz, Ed. VAILLANT.

Quant au Comité central, il rentre en jeu :

Le Comité central des vingt arrondissements rappelle à la Commune de Paris qu’il lui a été demandé de statuer immédiatement sur la publicité des débats du pouvoir communal.

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