‹ Paris sous la commune--18 mars au 28 mai--Chapitre 26 sur 124 · IR · texte numérisé non relu

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Il invite également la Commune de Paris, tout en pre nant, dès maintenant, les inesures qu'exige la positio: grave où l’on se trouve, à insérer, dans le décret de réor ganisation de la garde nationale, des stipulations portan peine contre quiconque aura sciemment entravé le ser vic( de la garde nationale. |

Et la Commune obéissante fera ce que désire lt Comité central; car ses invitations sont des ordres.

Quel respect du suffrage universel! Chaque jour il en sera de même; le principe républicain recevra les plus grands soufllets, la liberté n’existera plus qu’à l’état de mot écrit sur les monuments publics, mais banni de l'esprit des décrets; quant à la fraternité, elle sert de drapeau à des tucries : l'égalité disparait dans la bagarre.

De grandes concentrations de troupes ont eu lieu dans Paris, toute la soirée et une partie de la nuit. Les bataillons se rendaient tous aux Champs-Elysées, et de là dans l’avenue de la Grande-Armée; une partie même passa la porte Maillot. Une autre concenration de troupes avait lieu entre les forts de Vanves et d'fssv.

Elles avaient un objectif : Versailles!

Devaient former deux colonnes d'attaque, chasser l’Assemblée et marcher ensuite à Ja conquête, ou

ARS mieux, à la délivrance des grands centres de population. |

Le plan des fédérés n’était point maladroit :

Diversion sur le Mont-Valérien ;

Attaque de front par Clamart;

Mouvement tournant par le Bas-Meudon.

C’est le général Cluseret, nommé la veille délégué à la guerre, qui a fait adopter cette tactique; mais l'armée de Versailles était sur ses gardes, et partout elle attend de pied ferme son trop confiant ennemi.

À Clamart et à Meudon, le combat à duré jusqu’au soir, après avoir commencé à six heures du matin. Du fort d'Issy le général Cluseret serute la bataille, et se voit forcé de faire sonner la retraite; malgré leur. courage indiscutable, les fédérés n’ont pu percer les troupes qui s'opposent à leur passage, n1 les déborder.

Du côté du Mont-Valérien, le résultat a été plus prompt. Dès sept heures, la colonne commandée par le général Bergeret lui-même est coupée par le feu du fort qui, de l’aveu des gardes nationaux, à plutôt cherché à les disperser qu’à les mitrailler. Les gardes nationaux rentrent en se disant trahis. — Les chefs leur avaient affirmé que le Mont-Valérien devait rester neutre et ne pas tirer.

Les fédérés étaient donc battus et repoussés de tous les côtés, ce qui n’empêchait pas la Commune de publier ces excellentes nouvelles :

Se

DÉPÈCHE TÉLÉGRAPHIQUE.

3 avril, 11 h. 20 m.

Colonel Bourgoin à directeur général. E 1 Bergeret et lourens ont fait leur jonction; ils marchent sur Versailles, Succès certain.

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