‹ Paris sous la commune--18 mars au 28 mai--Chapitre 35 sur 124 · TABLEAU DES DIFFÉRENCES · texte numérisé non relu

TABLEAU DES DIFFÉRENCES

EURE RÉSULTAT | ARRONDISSEMENTS. | "TT lORSERVATIONS.

| 26 mars. | 16 avril,

Prémier 42 15, 11,056 3,271 | Deuxième....:.} 11,143 3,601 Troisième...... 9,000 ÿ Pas de résultat.

Sixième ,..,... 9,499 9,409 Septième ...... 5.065 1,939 Huitième ...... 4,396 ) Pas d'élus.

Neuviènré .,... 10,340 3,176 Douzième...... 11,399 5,493 Treizième .....l 8,010 » Pas d'élus.

Seizième....... 3,732 1,590 Dix-septième...} 11,394 4,848 ! Dix-huitième.. .| 17,445 | 10,068 Dix-neuvième, .| 11,282 7,090 [ Vingtième, 16,762 9,20%

La différence est sensible! Mettons que les trois arrondissements dans lesquels il n°y eut pas d'élus forment l’appoint pour donner au total du 46 avril un chiffre de 60,000 votants.

De 60,000 à 440,000, c’est 80,000 de moins.

Rien n’est brutal comme un chiffre, nt plus instructif aussi.

Que sont devenus ces 80,000 électeurs? — Ils ont quitté Paris ; ils sont allés bien loin, regrettant leurs premiers votes.

Sur ces 80,000, il faut aussi faire la part du. feu! de ceux qui sont morts devant Paris, dans ces quinze | jours de combats. | Chez tous les membres du gouvernement du 4 septembre, des perquisitions sont faites.

L’explication s’en trouve dans cette décision de la Commune :

Considérant qu'il est important de connaitre les agissements de la dictature du 4 septembre, et en particulier les actes qui ont amené la capitulation de Paris ; |

Considérant, d'autre part, qu’à la suite de la révolution du 18 mars, une quantité de papiers, dépêches, etc., sont tombés entre les mains du peuple ;

Une commission d'enquête est instituée, ayant pour but de chercher tous les éléments pour établir la part de responsabilité qui incombe à chacun de ceux qui ont participé aux actes du gouvernement du 4 septembre.

Le citoyen Casimir Bouis est nommé président de cette commission d'enquête ; il est chargé d'organiser cette com-

mission, et invité à procéder au plus tôt à la publication des pièces les plus importantes.

Paris, le 14 avril 1871.

La Commission executive.

M. Casimir Bouis, rédacteur chez Jules Vallès, veut une bonne récolte pour. ses papiers du #4 septembre.

Non seulement les églises et les domiciles privés sont envahis par les gardes nationaux, mais encore les maisons inviolables par excellence : les ambassades.

La légation belge a été envahie arbitrairement par des marins avinés et des soldats du 218 bataillon.

L’Officiel publie la note suivante :

Des faits graves se sont produits dans le 8e arrondissement.

Un certain nombre de gardes nationaux appartenant au 218 bataillon a osé envahir, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 56, l'hôtel de la légation de Belgique, et violer effronlément, avec les droits sacrés de l'hospitalité due par la France à tous les étrangers, les immunités diplomatiques respectées par tous les peuples civilisés.

Une enquête immédiate a été ouverte : quelques-uns des coupables sont arrêtés ; les autres ne tarderont pas à l'être.

Ils seront traduits immédiatement en conseil de guerre.

À la séance de la Commune, il fut question de ce fait, et Benoist Malon demanda que l’on blämât la

municipalité du 8° arrondissement, qui n'avait rien empêché ni rien prévu. |

M. Jules Alix, le ridicule propagateur des escargots sympathiques, se défendit de son mieux. L'état mental de ce membre de la Commune commence à donner des inquiétudes.

Tout ceci n’est rien à côté de ce qui va suivre.

On lisait dans Paris-Libre la dépêche suivante :

Place à querre.

Dombrowski m’apprend que des paysans cachés dans les maisons nous ont tué plusieurs hommes.

Paysans pris et fusillés séance tenante.

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