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le pire ennemi de notre pays endormi dans sa
ee : | ; “ue | frivolité, tandis que de vieux souvenirs de gloire
berçaient son amour-propre.
Le travail est la grande loi moderne. Sans lui, on ne peut faire que le mal. Voyez plutôt ce ra massis de fruits secs de toutes les écoles et de déclassés de toutes les professions, qui furent, à honte éternelle! les maitres de Paris pendant tout un printemps; ne rien savoir ne les empêcha pas d'être tout-puissants pour nuire. Le crime sé meut même plus à l'aise dans l'ignorance, comme dans la nuit. La lumière l’effarouche et le trou- ‘ble; mais, pour être digne de servir la cause du bien, il faut ou une naïveté qui n’est plus guère de notre temps, ou une éducation suffisanté pour triompher des poisons du demi-savoir. De l'histoire nos émeutiers ne savent que les déclamations popularisées par le roman et le drame # de la stratégie ils ont appris l’art de faire des barricades, et de la chimie juste ce qu'il en faut
pour noyer Paris dans le pétrole enflammé. Fe-
raient-ils pas mieux de rien savoir du tout? Mais.
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n 4 XNVIE il ne dépend ni d'eux, ni de nous, de retourner à l'ignorance, tandis qu'il est en notre pouvoir à tous, et de notre devoir, de franchir ces méchants défilés pleins d'embüches, et de redevenir sages par l'étude, la réflexion, l'apprentis- Sage des notions saines, comme on le fut autrefois par l'ignorance et la foi.
S'il fallait encore absolument abattre quelque chose dans Paris, où les ruines sont ce qui manque le moins, je sais bien quelle est la colonne dont nous pourrions faire le plus volontiers le sacrifice. Je ne demande pas sa mort: mais je me complais dans l'hypothèse où l'on nous imposerait un sacrifice de plus, et je dis : « Sil faut perdre encore un monument, eh bien ! dé- Signons la colonne de Juillet aux coups des destructeurs, et peut-être en la perdant aurons nous joué à qui perd gagne. Cela nous chansera. M. Thiers, qui en fut le père, pourra prendre le deuil, au moms par convenance; mais, en lui-même, à moins qu'il n'ait rien ap-
pris et rien oublié, je le défie de ne pas conve-
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nir que notre choix est bon, et que le monumen érigé par lui et désigné par nous pour le sup: plice, n’a jamais valu rien qui vaille pour l’édu: cation d'un peuple. »
C'est juillet 1830 qui a commencé la série des Journées décevantes où l'on promet au peuplé plus de beurre que de pain, tout en promettant dé respecter le beurre de la bourgeoisie. Avant juillet 1830, révolution voulait dire : secousse terrible! crise mortelle, tremblement de terre, explosion de volcan, pluie de sang: et il n’y avait que des hommes d’un naturel vraiment féroce, montrés au doigt et fuis par leurs contemporains, qui pussent appeler de leurs vœux une révolution nouvelle. Alors vinrent les trois glorieuses que l'on vit aboutir, après une médiocre effusion de violence, à un régime à peu près semblable à celui qu'elles avaient renversé, avec plus dé changements dans les personnes que dans les choses, si ce n’est que le fruit avait désormais celte tache noire, imperceptible à l'œil du vul=
gaire, mais qui, selon le moraliste sagace, classe
ne pêche dans le panier à quinze sous; la réolution ne fit plus peur, et l'on vit des gens ui n'étaient point du tout des scélérats ni des rutes, qui avaient des enfants, et dont quelquesins cultivaient un art d'agrément, commencer à ropager cette doctrine que la révolution n'était as du tout une hydre malfaisante ; qu'à tort on n faisait peur aux hommes comme de Croquenitaine aux enfants ; que c'était dans la vie des ations un enfantement douloureux parfois, mais écond et nécessaire, et l’on vit quantité d’esprits énommés embrasser la profession lucrative laccoucheurs de révolutions.
Voila la lecon que donne la colonne de uillet.
IL est curieux de suivre la liste des historiens élèbres de notre révolution mère et modele des utres. C'est d’abord MM. Thiers et Mignet, dont admiration ne va pas au-delà de Mirabeau et de
à Constituante; M. de Lamartine pousse Jus-
{u'aux Girondins ; M. Michelet a pris pour dieu
Janton ; M. Louis Blanc préfère Robespierre ;
Un autre n'a pas reculé devant l'apothéose « Marat. Après ce dernier, il faut tirer l'échelle. Ce changement successif de héros chez les hi toriens divers de la Révolution est intéressant noter au passage. parce qu'il coïncide exactemer avec la marche de l'esprit publie et les progrè de son ascension jusqu’au sommet de la mon tagne. Peu à peu les crimes sont devenus vertus et les vertus fadeurs. Les tribuns du peuple on inventé à l'usage de leurs passions un évangil révolutionnaire aussi étranger à la vérité histo rique que les sermons monarchiques du Pèr Loriquet. Et voilà comment, l'ignorance des un, secondant la perversité des autres, et le proléta riaf ayant mis de la partie les rugissemen(s di son ventre, nous eùmes 1848 succédant presqui sans secousse à 1830, et la République tout cour à la meilleure des républiques. 4 Je ne referai ici l'histoire ni des : journées s di Juin ni de l Empire qui en sortit tout armé pol la répression, ni du 4 septembre, où nous vimes triompher là révolution idéale selon les hour
éois, la révolution sans un coup de fusil, en eux promenades, l'une à la Chambre des dépu- ) l'autre à l'Hôtel-de-Ville. On s’embrassait artout. C'était délirant. Les Prussiens en furent übliés. Les fusils ne furent plus, quinze jours urant, que des porte-bouquets. Nous expions à lésent ces rêves d'Arcadie et ces enfantillages. à vraie révolution nous a montré sept mois lus tard son visage de Méduse, enluminé des Ourpres carnavalesques dont, nouveaux Marat, oins la sobriété, les cascadeurs du 18 mars avaient panaché. Ce qui suit ést féroce à dire, et invoque avant de le dire mon titre de victime l mon franc parler de blessé : il ne faut rien rerétter, ni le sang précieux prodigué, ni les édices rares brûlés, ni les églises profanées, ni S martyrs eux-mêmes, si nous avons appris afin à ne plus confondre le bien avec le mal, hcause avec l'effet, et à ne pas nous imaginer un pays qui a perdu pied en rejetant tout rincipe peut rester suspendu en l'air au-dessus
ès abimes, invoquant l'ordre comme un enfant
2 EEE
Enr
| peria uns: sa bonne, etn
| principes. |
Saint-Germain, le 3 juin 1811.